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Municipales 2020 à Paris : Les vœux de la maire du 20e Frédérique Calandra chahutés par des opposants – 20 Minutes

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Les voeux de Frédérique Calandra ne se sont pas tout à fait passés comme prévu. — T. Lemoine

Soirée houleuse mardi soir à la mairie du 20e. Les vœux de la maire de cet arrondissement populaire ont en effet été perturbés par des opposants de gauche. Frédérique Calandra n’avait pas débuté son discours qu’elle était déjà fortement huée. Pendant près d’une heure, cris, hués et chants ont empêché l’édile de s’exprimer.

Les manifestants, au nombre d’une quarantaine, ont ainsi chanté : « On est là ! On est là ! Pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur, même si Macron le veut pas, nous, on est là ! » Ils ont ensuite scandé « C’est nous les habitants du 20e » pour rappeler à la maire son passage sous les couleurs de Benjamin Griveaux, pour lequel elle est candidate à sa réélection, alors que six ans plus tôt, elle se présentait sur les listes d’ Anne Hidalgo. Sans se démonter et après quelques messages de sécurité, celle-ci leur a rétorqué « Moi, contrairement à vous, j’ai été élu, j’ai été élue démocratiquement. Vous, vous avez été élu par qui pour représenter les habitants ? » Entraînant évidemment un redoublement des sifflets.

Frédérique Calandra a également tenté de lancer, a cappella, une Marseillaise copieusement huée par ses opposants, qui ont fini par être évacués dans le calme par les agents de la police proximité (DSPP). « J’ai pu reprendre mon discours et on a partagé la galette », précise la maire du 20e. « Je m’y attendais car ce sont des gens qui ont déjà perturbé lundi le meeting de Benjamin Griveaux à Bobino, explique-t-elle. Je savais qu’ils viendraient mais on est en démocratie, donc je n’empêche personne d’assister aux vœux. »

« Danielle Simonnet et son orchestre »

Frédérique Calandra doute que les agitateurs soient des habitants du XXe : « Il y avait là quelques cégétistes, des écolos, des migrants sans-papiers, et l’inénarrable Danielle Simonnet [tête de liste LFI dans le 20e] et son orchestre que je pense être la principale organisatrice. C’est de l’agit prop mais à la fin, les habitants sont venus me voir et ils étaient absolument consternés. »

Et aux accusations de trahison, la maire rétorque qu’elle n’a « pas de leçon à recevoir ». « Je n’ai pas trahi la gauche, ce sont eux qui l’ont fait, accuse-t-elle. Les insoumis, les Verts, les communistes, les frondeurs n’ont eu de cesse de détruire la gauche de gouvernement alors que j’ai été un fidèle soutien d’Hollande pendant son quinquennat. »

Benjamin Griveaux a rapidement apporté son soutien à sa colistière : « Tu peux compter sur mon soutien indéfectible face à ces tentatives honteuses d’intimidation qui placent leurs auteurs en dehors du champ démocratique. » La bataille des municipales est véritablement lancée et tous les coups sont permis.

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