Mozilla VPN compte sur son nom pour convaincre les internautes

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Mozilla VPN compte sur son nom pour convaincre les internautes

Testé en version bêta en 2019, Mozilla VPN a finalement été lancé officiellement dans le courant de l’année 2020. Mais l’offre est restée limitée aux États Unis, Canada, Royaume-Uni, Singapour, Malaisie et Nouvelle-Zélande dans un premier temps. Mozilla annonce aujourd’hui l’ouverture de l’offre aux internautes français et allemand. Mozilla VPN prend la forme d’un service en standalone, déconnecté du navigateur Firefox, à destination du grand public.

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Premiers pas en Europe

Si l’arrivée de l’offre en Europe a pris du temps, c’est que Mozilla souhaitait peaufiner son lancement : «  Nous voulions nous laisser le temps d’intégrer les différentes options de paiement, et d’adapter nos offres au marché européen » explique Dave Camp, Directeur produit chez Mozilla. L’occasion pour Mozilla de proposer de nouvelles formules d’abonnement au VPN, avec des offres d’un mois pour 9,99 euros, six mois pour 6,99 euros, et douze mois pour 4,99 euros. Autre avantage de ce lancement plus tardif : les différents clients de l’application Mozilla VPN sont disponibles sur un plus grand nombre de plateformes, avec des versions Windows Linux, MacOS, Android et iOS disponibles pour les utilisateurs. Au lancement de la version US, seules les versions Windows et Android étaient disponibles.

Le VPN de Mozilla s’appuie sur le protocole Wireguard, un protocole choisi par Mozilla « parce qu’il proposait les meilleures performances tout en offrant des gages sérieux de sécurité » explique Dave Camp. Mais Mozilla ne se lance pas seul sur ce marché : l’offre est en réalité un partenariat avec la société suédoise Mullvad, qui propose déjà de son côté une offre de VPN basée sur Wireguard. Le service Mozilla peut ainsi compter sur un total de 750 serveurs, dont 18 situés en France. « Pour faire simple, nous concevons les clients et Mullvad nous fournit les serveurs et l’infrastructure technique » explique Dave Camp. Promis, ni Mozilla ni Mullvad n’auront accès aux logs d’activité sur les serveurs. « En cas de demande d’information de la part des autorités, nous livrerons les données dont nous disposons, mais celles-ci sont réduites au minimum » insiste Dave Camp.

En gage de sa bonne foi, Mozilla pourra compter sur des audits visant à certifier les bonnes pratiques de son VPN en matière de sécurité. Les résultats d’un premier test d’intrusion visant à débusquer des vulnérabilités sur l’infrastructure du service ont déjà été publiés et Mozilla promet un nouvel audit portant cette fois sur la sécurité des clients. Avec une publication des résultats prévue avant la fin d’année 2021, mais si vous n’avez pas le temps d’attendre, le code source des clients est évidemment disponible en open source pour vous permettre d’y jeter un œil.

Sans pression ?

Pour Mozilla, ce lancement d’une offre VPN n’a rien d’anodin. En 2020, la fondation avait annoncé le licenciement de 250 employés au sein de la Mozilla Corporation, une mesure jugée nécessaire pour l’équilibre financier de l’organisation. L’objectif affiché par la présidente de la fondation Mitchell Baker était alors de diversifier les sources de revenus de la fondation, pour ne plus dépendre uniquement des accords signés avec différents moteurs de recherche pour être intégrés par défaut dans le navigateur. Si la fondation a entamé depuis 2014 une évolution de son modèle en allant chercher d’autres moteurs de recherche comme Yandex et Yahoo, Google reste une part importante des revenus de Mozilla et la dépendance de la fondation à un seul acteur inquiète la direction.

Mozilla tente donc de se diversifier et compte sur le lancement de nouvelles offres payantes pour générer de nouvelles lignes de revenus. En première ligne, Pocket Premium, un service de gestion des favoris et des pages web, et Mozilla VPN.

Difficile pourtant de se faire une place sur un secteur déjà dominé par certains acteurs bien connus (NordVPN, Protonvpn et autres Express VPN) et qui compte un grand nombre de concurrents. Pour faire la différence, Mozilla compte surtout… sur son nom : « Nous sommes nouveaux sur ce marché, mais nous pouvons compter sur une réputation et plus de 20 ans passés à défendre la vie privée. De plus, la fondation est une organisation à but non lucratif, et nous privilégions la défense de la vie privée à la recherche du profit » assure Dave Camp.

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