Lors de sa garde à vue, Claude Sinké avait revendiqué l’attaque de la mosquée de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) ayant fait deux blessés parmi les fidèles. Ce mercredi, l’octogénaire, ex-candidat FN, a été mis en examen et écroué.

Le suspect, qui risque la réclusion criminelle à perpétuité, est poursuivi pour « tentatives d’assassinat, dégradation et destruction aggravées, violence avec arme sur personne dépositaire de l’autorité publique et violence avec arme », a précisé Marc Mariée, procureur de Bayonne.

Décrit comme isolé par son entourage, obsédé par les musulmans et tenant des propos souvent violents et xénophobes, Claude Sinké avait aussi adressé un courrier rageur à l’ordre des avocats de Bayonne, adressé au procureur de Dax. Dans sa lettre, il disait pour des raisons confuses vouloir porter plainte contre le président Emmanuel Macron.

« Altération partielle de son discernement »

Sa santé mentale s’est ainsi rapidement retrouvée au cœur de l’enquête. « Il a déclaré qu’ il voulait venger la destruction de Notre-Dame de Paris, affirmant que l’incendie de cet édifice a été provoqué par des membres de la communauté musulmane », avait rapporté mardi soir le procureur.

Et le magistrat de compléter ce mercredi qu’une expertise psychiatrique avait « conclu à une altération partielle de son discernement et/ou du contrôle de ses actes ». Lors de sa garde à vue, l’octogénaire a assumé l’acte mais démenti avoir voulu tuer en mettant le feu à la porte de la mosquée, expliquant avoir procédé à des repérages pour être sûr de n’intervenir « qu’à un moment où elle était très peu occupée ».

A Saint-Martin-de-Seignanx (Landes), près de Bayonne, les voisins de Claude Sinké ont tout de suite mis en doute sa santé mentale, le présentant comme un homme « avec des obsessions », au verbe « parfois assez violent ». Un veuf qui vivait seul dans son pavillon à la porte d’entrée surmontée d’un drapeau tricolore.

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