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Mort d’Elisa Pilarski : la thèse de l’attaque groupée de chiens pourrait être écartée – Midi Libre

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La juge d’instruction a procédé à une audition un peu particulière, ce mercredi 12 février dans la forêt de Retz, là où la jeune femme a été mordue à mort. Le chef de la chasse à courre et le compagnon de la victime étaient sur place.

La juge d’instruction a décidé de procéder à ce que l’on appelle un “transport sur les lieux”, ce mercredi 12 février afin d’entendre les protagonistes présents en forêt de Retz dans l’Aisne, le jour où Elisa Pilarski, 29 ans, a été tuée, mordue à mort par un ou plusieurs chiens.

Le 16 novembre dernier, le corps de la jeune femme enceinte de 7 mois avait été retrouvé mutilé, à côté de son chien Curtis, par son compagnon Christophe Ellul qui avait aperçu une meute de chiens sortir du ravin où se trouvait Elisa Pilarski, morte.

Ce jour-là, une chasse à courre était organisée dans cette forêt avec la présence de nombreux chiens sur les lieux. Quelque 67 prélèvements ADN ont été effectués sur l’ensemble des chiens participant à la chasse comme sur le chien d’Elisa Pilarski, Curtis, retrouvé à ses côtés et désormais placé en fourrière et les autres chiens du couple.

Depuis maintenant trois mois, les résultats ADN n’ont toujours pas été rendus publics.

La juge d’instruction a entendu Christophe Ellul, mardi 11 février, avant d’entendre le chef de la chasse à courre placé sous statut de témoin assisté à sa demande, Sébastien Van den Berghe.

Elle s’est ensuite rendue sur place pour entendre les différents protagonistes ce mercredi 12 février selon Le Parisien.

“Si on trouve l’ADN des chiens de chasse, ça ne veut pas dire qu’ils sont à l’origine du décès”

L’avocat du maître d’équipage du rallye de la Passion, organisateur de la chasse ce jour-là, Me Guillaume Demarcq a précisé : “Il a répondu aux questions de la juge et raconté comment la journée s’était passée. Ils ont fait la messe, pris un pot comme c’est la Saint-Hubert et après ils sont allés au rendez-vous de chasse”.

Avant d’ajouter : “Que l’on trouve l’ADN de Curtis, ça ne serait pas extraordinaire. Que l’on trouve celui des chiens de chasse, ça ne voudrait pas pour autant dire qu’ils sont à l’origine du décès.”

De plus, des premiers tests pourraient innocenter les chiens de chasse car les vétérinaires mandatés gendarmes n’ont relevés aucune trace de morsure, ce qui irait à l’encontre de la thèse d’une attaque groupée, selon BFM.

L’autopsie de la jeune femme avait conclu à “une hémorragie consécutive à plusieurs morsures de chiens aux membres supérieurs et inférieurs ainsi qu’à la tête”. 

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