Mort de Vanille : la mère mise en examen pour meurtre et placée en détention – Le Monde

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Eric Bouillard, procureur de la République d’Angers, le 9 février.

Eric Bouillard, procureur de la République d’Angers, le 9 février. SEBASTIEN SALOM-GOMIS / AFP

La mère de Vanille, la petite fille retrouvée morte dimanche à Angers dans un conteneur à vêtements, a été mise en examen, mardi 11 février, pour « meurtre sur mineur de moins de 15 ans » et placée en détention provisoire, a fait savoir Eric Bouillard, procureur de la République d’Angers.

« Le mobile du passage à l’acte semble être lié à son départ du centre maternel, départ qui lui avait été annoncé, nous dit-elle, le 3 décembre 2019, jour où elle a décidé, par divers moyens (…), de donner à la mort à son enfant », avait déclaré lundi le procureur de la République d’Angers.

Nathalie Stephan, 39 ans, qui présente des troubles psychiatriques importants, était hébergée depuis un an dans le centre maternel d’Angers, un foyer pour femmes enceintes et mères isolées. Le bébé de 1 an avait été confié à une famille d’accueil.

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Acte prémédité

Selon le procureur, la mère avait expliqué en garde à vue avoir prémédité son passage à l’acte pour le jour du premier anniversaire de la fillette, le 7 février. Elle encourt la réclusion criminelle à perpétuité. « La date anniversaire de Vanille était le 7 février, jour de son décès, que [la mère] a mis à profit pour son passage à l’acte », avait dit le procureur. L’autopsie effectuée lundi après-midi avait confirmé la mort par étouffement, conformément aux explications de la mère, avait-il encore expliqué.

Nathalie Stephan avait quitté le foyer vendredi à 11 heures et aurait dû ramener sa fille à 17 h 30 à sa référente de l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Après déclenchement, samedi soir, du dispositif alerte enlèvement, elle avait été retrouvée seule dimanche matin dans un hôtel de Nantes, avouant au cours de sa garde à vue avoir donné la mort à son enfant vendredi.

C’est la vingt-quatrième fois que l’alerte enlèvement était déclenchée, et c’est la première fois qu’elle ne permet pas de retrouver l’enfant en vie. Le plan alerte enlèvement est un dispositif d’alerte massive et immédiate, déployé pour aider à la recherche d’un enfant présumé enlevé. Adopté en France en 2006, il est largement inspiré du plan « Amber Alert », créé au Texas en 1996, après l’enlèvement et l’assassinat d’Amber Hagerman, une petite fille de 10 ans.

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