Montebourg tombe sur messagerie, Mélenchon préfère finir ses spaghettis : la primaire à gauche s’éloigne – France Inter

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L’idée d’une primaire de la gauche, poussée in extremis par Anne Hidalgo et Arnaud Montebourg, s’éloigne un peu plus chaque jour, malgré l’investissement des deux socialistes. Yannick Jadot n’en veut pas. Et Jean-Luc Mélenchon a mieux à faire : “finir” son plat de spaghettis.

Arnaud Montebourg, Jean-Luc Mélenchon et Ségolène Royal se sont exprimés sur le rassemblement à gauche.
Arnaud Montebourg, Jean-Luc Mélenchon et Ségolène Royal se sont exprimés sur le rassemblement à gauche. © Captures d’écran

L’incapacité des candidats de gauche à s’entendre en vue de la présidentielle a pris la forme d’un sketch ce vendredi. Dans quatre vidéos publiées sur les réseaux sociaux, Arnaud Montebourg se met en scène en train d’appeler chacun des candidats – Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot, Anne Hidalgo et Fabien Roussel – … et de tomber sur leur messagerie. Il avait indiqué ce vendredi matin sur RMC qu’il les appellerait pour tenter de les convaincre d’une union à gauche, avec un programme commun créé pour la mi-janvier.

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Arnaud Montebourg a finalement indiqué dans la soirée qu’il avait pu s’entretenir avec Jean-Luc Mélenchon et Anne Hidalgo dans l’après-midi. Le candidat de la France insoumise “a dit non, il ne veut pas, il pense qu’il peut gagner seul”, a raconté Arnaud Montebourg, de nouveau dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux. Anne Hidalgo a elle rappelé sa position, à savoir soit la primaire, soit le maintien de sa candidature. “On a donc un tout petit peu progressé”, estime Arnaud Montebourg.

Trois fois “non”

Mais deux jours après l’appel d’Arnaud Montebourg et celui d’Anne Hidalgo à une candidature commune, force est de constater que cette idée s’éloigne toujours un peu plus. Mercredi soir sur TF1, la maire de Paris – dont la campagne ne prend définitivement pas – a appelé ses six adversaires de gauche à un rassemblement via une primaire. Dans le même temps, dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, Arnaud Montebourg invitait les candidats de gauche à se rassembler derrière “un candidat commun“.

Des sorties médiatiques inattendues, sans concertation, qui ont aussitôt reçu une fin de non-recevoir de la part de Yannick Jadot, vainqueur de la primaire écologiste au mois de septembre, du communiste Fabien Roussel, qui déplore des “différences de fond“, ou encore des Insoumis, qui appellent au rassemblement derrière Jean-Luc Mélenchon.

Seule la Primaire populaire, vote en ligne organisé par des citoyens, se félicite de cet appel à l’union. Sur France Inter jeudi, sa porte-parole Mathilde Imer a fait un appel du pied aux autres candidats et le site a enregistré plus de 10.000 nouvelles inscriptions en moins d’une journée.

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Les spaghettis de Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon n’est, lui, toujours pas convaincu. Le chef de file de LFI a à son tour pris la parole jeudi et sa réponse est sans appel : “Avec ce genre de comédies, on finit par dégoûter tout le monde”, a-t-il déclaré. Jean-Luc Mélenchon dénonce “un piège“, “un cirque” qui dure depuis un an et demi. “J’ai rien compris” à la proposition d’Anne Hidalgo, a-t-il ajouté. “Elle a dit ‘on va faire une primaire mais si vous ne voulez pas, je reste’. Alors qu’est-ce qu’elle va faire ? Suite du feuilleton ce soir. Vous vous figurez que tous les jours je vais interrompre mon repas pour répondre à ce qu’elle dit à la télévision ? Mercredi soir j’ai mangé mes spaghettis tranquillement, jusqu’au bout, et j’ai bien fait parce que ça a changé presque aussitôt !”

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Ce vendredi, Jean-Luc Mélenchon en a rajouté une couche en critiquant la politique de la maire de Paris, avec un argument plutôt repris par la droite, en général : “Pour savoir de quels blocages absurdes Hidalgo est capable, il suffit d’essayer de circuler dans Paris“, a-t-il tweeté.

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Ségolène Royal, le retour

Dans cette pagaille, une ex-candidate refait surface : Ségolène Royal. Sur LCI, l’ancienne finaliste de la présidentielle de 2007 a appelé Anne Hidalgo à retirer sa candidature. “Il faut qu’elle se désiste pour l’un des candidats devant elle, cela entraînera peut-être une dynamique d’union”, a-t-elle estimé. Surtout, Ségolène Royal n’écarte pas l’idée de se présenter à la primaire si jamais celle-ci a lieu. “J’ai toujours dit que j’étais disponible si on venait me chercher”, a-t-elle indiqué. “S’il y avait une primaire et que mon nom sortait, je prendrais mes responsabilités. Mais est-ce que cette primaire existera… ?”

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