Modération de contenu : Facebook fait barrage à des groupes complotistes

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Modération de contenu : Facebook fait barrage à des groupes complotistes

Si le groupe de Mark Zuckerberg est souvent critiqué pour son immobilisme en matière de modération de contenus, la plateforme a décidé d’agir à l’égard du mouvement QAnon, qui compte des centaines de milliers d’adhérents sur le sol américain. Facebook a annoncé mercredi avoir supprimé près de 800 groupes liés à QAnon après la publication de messages glorifiant la violence, suggérant l’intention d’utiliser des armes ou cherchant à attirer de nouveaux membres en faisant la promotion de comportements violents.

Le réseau social applique sa politique de bannissement des groupes qui constituent à ses yeux un risque pour la sécurité publique. « Nous retirons déjà les contenus appelant à la violence ou la préconisant et nous interdisons les organisations et les individus qui proclament une mission violente » a indiqué la plateforme dans un billet de blog.

Le groupe américain précise aussi avoir imposé des restrictions à 1 950 groupes publics et privés liés au mouvement QAnon, en cessant notamment de les recommander à ses utilisateurs et en réduisant la probabilité qu’ils apparaissent dans des résultats de recherche. Le réseau social a notamment supprimé 980 groupes qui, selon lui, font la promotion d’émeutes, dont une majorité semblent liés à des groupes d’extrême-droite mais dont un nombre non négligeable sont proches du mouvement “antifa”.

Facebook a déclaré qu’il a également retiré la fonction de hashtag connexe sur Instagram alors qu’il travaille sur des « protections plus fortes ».

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Lutter contre la désinformation

La désinformation gagne aussi du terrain, et une récente étude d’Avaaz suggère que Facebook ne fait pas tout ce qui est en son pouvoir pour lutter contre la désinformation. Dans le contexte de la crise Covid-19, Avaaz met l’accent sur les campagnes de désinformation qui se diffusent sur le réseau social.

Les sites diffusant des infox dans le domaine médical ont atteint un pic d’environ 460 millions de visites sur Facebook en avril 2020, selon Avaaz. Les contenus des dix principaux sites qui relaient ces infos ont été quatre fois plus consultés sur Facebook que les contenus émanant des dix principaux instituts de santé, comme l’organisation mondiale de la santé (OMS).

Par ailleurs, seuls 16% des contenus erronés liés à des sujets de santé publique portaient une étiquette d’avertissement de Facebook, continue l’étude.

Empruntant le même chemin que Twitter, Facebook avait toutefois retiré, au début du mois, une vidéo postée par la page Facebook de Donald Trump, déclarant qu’elle ne respectait pas sa politique de désinformation liée à la Covid-19. La vidéo montrait un extrait d’une interview de Fox News, où le président des Etats-Unis faisait pression pour la réouverture des écoles. Au cours de l’interview, il avait déclaré que les enfants étaient « virtuellement immunisés » contre le coronavirus.

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