Microsoft plonge ses serveurs dans une « baignoire » pour mieux les refroidir

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Les centres de données ou « datacenters » en anglais stockent la majorité des sites et services que nous utilisons au quotidien depuis notre PC ou smartphone. Actuellement, la plupart d’entre eux sont refroidis par air. Ainsi, l’air est amené de l’extérieur et est ensuite refroidi avant d’être insufflé directement dans les bâtiments qui stockent les serveurs. Inutile de dire que cette technique, bien qu’efficace, consomme énormément d’énergie et fait monter en flèche l’empreinte carbone. Les acteurs de solutions Cloud cherchent donc les solutions de demain. Microsoft a sa petite idée…

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Non, il ne s’agit pas d’une baignoire remplie d’eau ! =)

Après avoir testé avec succès l’immersion d’un datacenter dans la mer, Microsoft a présenté une nouvelle solution de refroidissement pour ses datacenters qui semble montrer ses preuves. Elle n’est pas nouvelle puisqu’elle a déjà été adoptée par certains cryptomineurs ces années. Le fonctionnement est simple : les serveurs sont complètement submergés dans un fluide non conducteur spécialement conçu appelé fluocarbone. Lorsque celui-ci atteint 50 degrés Celsius, il commence à entrer en ébullition et se condense ensuite pour retomber dans une « baignoire » sous forme de pluie. 

Ce système en boucle fermée promet de belles économies d’énergie puisqu’aucune solution de refroidissement n’est nécessaire pour permettre la condensation. De plus, elle ne consomme pas ou peu d’eau contrairement aux solutions classiques.

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Comme l’explique Microsoft, cette solution est testée pour l’instant à très petite échelle, mais pourrait être utilisée plus largement à l’avenir. Bien entendu, il faut encore étudier si elle se montre efficace lorsqu’une charge de travail importante est nécessaire. De plus, il faut voir si elle se montre pratique et fiable sur le long terme. Rappelons que Microsoft s’est engagé à devenir « Carbon Negative » d’ici 2030 et même à « éliminer » toute la production de CO2 émise depuis sa création d’ici 2050. Adopter cette solution pourrait donc peut-être lui permettre d’atteindre ses objectifs.

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