Meeting de Trump à Tulsa : sa base affiche sa confiance malgré les difficultés – Le Monde

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Face aux difficultés, la base trumpiste est venue afficher sa confiance, samedi 20 juin à Tulsa (Oklahoma) à l’occasion du premier meeting de Donald Trump depuis que la pandémie de Covid-19 s’est abattue sur les Etats-Unis. Alors que les cas de contamination sont repartis à la hausse au cours des jours précédents dans la ville qui reçoit le président des Etats-Unis, le virus n’a pas épargné les organisateurs dont six ont été testés positifs avant l’arrivée de Donald Trump et placés en quarantaine. La nouvelle ne trouble pas Jacob Cohen, venu avec son ami Andrew Berstein. « On sait bien de toute façon que les chiffres sont exagérés aux Etats-Unis. Il y a des morts qui sont classés Covid-19 même si ce n’est pas la cause », assure-t-il.

Un masque est remis d’office aux sympathisants et des petits flacons de gel hydroalcoolique leur sont également proposés aux abords de l’enceinte sportive qui peut accueillir 19 000 personnes et qui devait être comble, mais les bouteilles d’eau sont bien plus demandées. Rares sont ceux qui osent couvrir leur bouche et le nez comme le recommandent pourtant les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies, l’agence fédérale compétente en matière de santé.

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Critiqué pour sa gestion de la pandémie qu’il considère comme une affaire classée, ce que démentent les contaminations en hausse en Arizona, au Texas et en Floride, des Etats plutôt épargnés au début de la maladie ; ébranlé par l’effondrement de l’économie consécutif à la mise à l’arrêt du pays ; déstabilisé par le mouvement contre les violences policières, Donald Trump est pour l’instant à la peine dans les intentions de vote. Cela n’émeut pas Michelle Voss, une habitante de Tulsa qui participe à son premier meeting Trump. « C’est un homme d’affaires, pas un politicien, il est capable et c’est pourquoi je le soutiens. On a eu avec lui la meilleure économie de l’histoire du pays et il est capable de la remettre sur pied », assure-t-elle.

David et Genie Jones, venus d’Oklahoma City, à une heure et demie de voiture, reprennent pour leur part les arguments avancés par les premiers trumpistes, il y a quatre ans. « Il nous inspire confiance parce qu’il parle comme nous, ce n’est pas un homme politique classique alors parfois ce qu’il dit peut surprendre, déranger, mais c’est comme pour nous lorsqu’il nous arrive de lâcher un juron », assure David.

Un autre couple venu lui aussi d’Oklahoma City, Joe et Vanessa Palmeri, des trentenaires, reprennent le même argument. « J’avais voté Obama en 2008 parce que j’y croyais, je croyais à cette idée d’espoir, mais j’en suis revenu. On a eu droit à de belles paroles, mais c’est tout. Clinton et Obama étaient très séduisants, mais c’était des menteurs », assure Joe. « C’est sûr que Trump est grossier, vulgaire et que parfois il dit des choses qui me dérangent, mais au moins il est transparent, il ne cache rien », poursuit sa femme.

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