Masque dans tous les lieux clos publics et privés : le Haut conseil de la santé publique vote pour – Le Parisien

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De la cohérence, c’est ce que réclament depuis plusieurs semaines un grand nombre de Français et de médecins au sujet du port du masque dans la lutte contre le Covid-19. Obligatoire dans de plus en plus de zones urbaines à l’air libre, notamment à Paris, il reste purement facultatif dans les endroits privés clos, notamment les entreprises.

Le Haut conseil français de la santé publique (HCSP) a donné un avis tranché ce vendredi, alors que le gouvernement discute actuellement du sujet avec les partenaires sociaux. Dans un communiqué, le HCSP prône le port « systématique » d’un masque, « de préférence en tissu réutilisable », dans « tous les lieux clos publics et privés collectifs » pour lutter contre le Covid-19.

Les conclusions du HCSP diffusées ce week-end découlent de l’étude des publications « décrivant les contaminations survenues dans des espaces publics clos (restaurant, bus, bateaux de croisières, répétitions de chorales, etc.) et certains milieux professionnels (abattoirs, etc.) ». Le HCSP rappelle que doivent « être associées » à cette recommandation du port du masque « les autres mesures barrières de distanciation physique, d’hygiène des mains, de nettoyage désinfection des surfaces et d’aération des locaux ». Le HCSP préconise aussi le port du masque « en cas de rassemblement avec une forte densité de personnes en extérieur afin de limiter l’émission de particules respiratoires ».

Un sujet au bureau mais aussi en classe

Jean Castex a pour l’heure simplement évoqué l’idée de « généraliser au maximum le port du masque sur le lieu de travail ». Dans un texte publié vendredi par Libération, un collectif de médecins a également tenu le même discours que le Haut Conseil sur la question du masque. Il est selon eux « urgent de rendre obligatoire le port du masque dans tous les espaces clos, dans tous les bureaux, dans toutes les salles de classe et amphithéâtres, et aussi d’encourager sans ambiguïté le télétravail, les cours à distance et la réorganisation de classes avec des effectifs moins nombreux ».

Cette semaine, les sphères médicales et gouvernementales n’ont cessé d’alerter pour prévenir l’arrivée potentielle d’une deuxième vague de contamination.

Avec 2846 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures « la situation se dégrade » en France, a mis en garde vendredi le directeur général de la Santé Jérôme Salomon. Jérôme Salomon refuse toutefois tout alarmisme : « on peut freiner l’épidémie et mettre fin à des clusters à risque », a-t-il affirmé sur France Inter en citant le combat de la Mayenne, département où plusieurs foyers de Covid-19 avaient été identifiés. « Les Mayennais se sont mobilisés, ont observé l’ensemble des gestes barrières, ont accepté de se faire tester massivement : ça a marché! ».

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