Marche des libertés : ouverture d’une enquête administrative sur les circonstances des blessures d’un photographe – Le Monde

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Ameer Al-Halbi, pris en charge par les médecins après des coups reçus lors de la Marche des libertés, le 28 novembre 2020.

Un peu moins de vingt-quatre heures après les faits, une enquête « administrative interne » a été ouverte par la police pour établir les circonstances dans lesquelles un collaborateur de l’Agence France-Presse (AFP), le photographe syrien Ameer Al-Halbi, a été blessé samedi 28 novembre à Paris, a-t-on appris dimanche de source policière.

Ameer Al-Halbi couvrait la manifestation contre le texte de loi « sécurité globale » et les violences policières, qui a rassemblé entre 46 000 et 200 000 personnes entre les places de la République et de la Bastille.

Cette enquête diligentée à la demande de la hiérarchie policière devrait établir comment le photographe, qui n’a pas encore déposé plainte, a été blessé, a précisé la même source.

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« Forte indignation »

Un peu plus tôt dans la journée, dimanche, l’AFP réclamait justement une enquête de la police. « Nous sommes choqués par les blessures infligées à notre collègue Ameer Al-Halbi et nous condamnons cette violence non provoquée », a ainsi déclaré Phil Chetwynd, directeur de l’information de l’AFP.

Il a souligné qu’au moment des faits, Ameer Al-Halbi « exerçait son droit légal comme photojournaliste couvrant les manifestations dans les rues de Paris » et qu’il « se trouvait avec un groupe de collègues clairement identifiés comme journalistes ». « Nous demandons à la police d’enquêter sur ce grave incident et de s’assurer que tous les journalistes soient autorisés à mener leur travail sans peur ni restriction », a-t-il ajouté.

La rédaction de Polka Magazine, avec lequel le photographe collaborait également, a exprimé dimanche « sa forte indignation suite à l’agression policière dont [il] a été victime ». « Le violent coup de matraque qui l’a blessé au visage visait délibérément un photojournaliste qui exerçait librement son métier », a affirmé dans un communiqué Alain Genestar, directeur de la publication.

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Le Monde avec AFP

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