Marc Rosset : « Jean-Paul Belmondo ne venait pas à Roland-Garros pour se faire voir » – L’Équipe.fr

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Marc Rosset (champion olympique en 1992, ancien numéro 8 mondial), après la disparition de Jean-Paul Belmondo : « L’année où je vais en demies à Roland (1996), un pote m’avait prêté son appartement, à Boulogne. Il avait toutes les vidéos des films de Belmondo et je m’en visionnais un chaque soir. Un Singe En Hiver, j’adore ! Contre Karbacher, en quart, je suis mené deux sets zéro et, là, au changement de côté, j’entends un mec qui me dit : ”Allez Rosset ! On ne lâche rien !”. Je me retourne et c’était ”Bébel”. Ça m’avait fait halluciner de le voir en chair et en os alors que je visionnais ses films tous les soirs.

« En fait, c’était un sportif. Il connaissait le sport et il en parlait comme un spécialiste. Il connaissait le goût de l’effort »

Finalement, je gagne en cinq sets. Alors, pour le remercier, je lui avais filé ma raquette. Deux jours plus tard, je reçois un coup de fil. C’était lui qui m’appelait pour me remercier de mon geste ! J’étais sur le cul, c’était vraiment sympa. Pour moi, c’est un mec associé au sport en général. Pas uniquement à Roland-Garros, d’ailleurs. C’était un passionné. En fait, c’était un sportif. Il connaissait le sport et il en parlait comme un spécialiste. Il connaissait le goût de l’effort. Il ne venait pas à Roland pour se faire voir. Il aimait vraiment ça. Et il s’y connaissait. C’est une super mauvaise nouvelle… Tu espères que ça n’arrive jamais. J’ai grandi avec ses films. ”Bébel”, c’est le patrimoine français. Il y a Johnny et lui… Il n’y en a pas cinquante… Sa mort, ça me fait vraiment quelque chose. »

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