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Macron demande des explications après le rejet de Sylvie Goulard à la Commission européenne – BFMTV.COM

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L’Elysée a estimé jeudi, après le rejet par le Parlement de la candidature de Sylvie Goulard à la Commission européenne, que la candidate de la France avait “fait l’objet d’un jeu politique qui touche la Commission européenne dans son ensemble”.

Emmanuel Macron a expliqué en conférence de presse vouloir des explications de la part de la présidente de la Commission, affirmant “ne pas comprendre” ce refus. “Le président échangera avec Ursula Von der Leyen pour examiner les suites à donner, dans le respect du portefeuille attribué à la France”, ajoute la présidence française.

Emmanuel Macron “a besoin de comprendre”

Lors d’une conférence de presse, Emmanuel Macron a dit “ne pas comprendre” les raisons du rejet de la candidature de la Française Sylvie Goulard à la Commission européenne, évoquant d’un ton acide “ce qui s’est joué de ressentiment, peut-être de petitesse” dans le vote des eurodéputés.

C’est le président qui avait suggéré le nom de Sylvie Goulard à la présidente Von der Leyen. Malgré sa mise en garde concernant les enquêtes et polémiques qui visent la Française, qui “n’a jamais été formellement accusée” et qui “n’est même pas mise en examen sur ces sujets”, la candidature avait été maintenue, d’où l’incompréhension du chef de l’Etat.

“Je ne comprends pas comment, quand la présidente de la commission nommée, a une discussion avec les trois présidents de groupe, et qu’ils se mettent d’accord sur quelque chose, ça peut bouger comme ça” a lancé Emmanuel Macron, rajoutant d’un ton agacé “on m’a dit ‘votre nom est formidable, on le prend’ et puis on me dit finalement ‘on n’en veut plus’. Il faut qu’on m’explique”.

Sylvie Goulard “prend acte” de la décision du Parlement

“Je prends acte de la décision du Parlement européen, dans le respect de la démocratie. Je remercie le Président de la République et Ursula Von der Leyen (ndlr: la future présidente de la Commission européenne) pour leur confiance et tous les députés qui ont voté pour moi”, a écrit la candidate française à la Commission européenne, dans un message publié sur son compte Twitter.

L’ex-ministre des Armées et ancienne députée européenne fait l’objet de deux enquêtes, l’une de la justice française, l’autre de l’Office européen de lutte antifraude, dans l’affaire des emplois présumés fictifs des assistants des eurodéputés du parti MoDem, parti dont elle était membre jusqu’en 2017. Elle est aussi critiquée pour avoir été payée plus de 10.000 euros bruts mensuels par un groupe de réflexion américain, l’institut Berggruen, en tant que consultante, alors qu’elle était eurodéputée.

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