Loire. Policier agressé à Rive-de-Gier : son pronostic vital engagé – Le Progrès

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L’intervention des forces de l’ordre dans le quartier du Grand-Pont à Rive-de-Gier a dégénéré, dans la nuit du jeudi au vendredi 14 mai. Aux alentours de minuit, un équipage de police est appelé pour des tapages nocturnes et des tirs de feux d’artifice signalés par des riverains, boulevard des Provinces.

Une quinzaine de jeunes individus se trouvaient dehors et ne respectaient pas le couvre-feu. L’équipage, composé de trois policiers « ont tenté d’engager le dialogue mais les individus se sont tout de suite montrés agressifs », souligne Cédric Esson, le chef de la DDSP 42.

Bouteilles, morceaux de parpaings et canettes en aluminium, des projectiles divers sont lancés sur les policiers qui ont tenté de se réfugier dans leur voiture : « Mais à l’intérieur, les deux collègues se rendent compte qu’il manque l’un d’eux ». Touché à la tête, l’un d’eux, un brigadier-chef de 51 ans est tombé à terre, inconscient.

Son pronostic vital est toujours engagé

Pris en charge par les secours, ce père de deux enfants, dont l’un est aussi policier, a été transporté en urgence absolue à l’hôpital Nord, où il a été opéré dans la nuit. Hospitalisé en service de réanimation, le brigadier-chef est toujours « dans le coma », ce jeudi, et « son pronostic vital est toujours engagé, a confirmé le procureur adjoint, André Merle. Si les premiers retours en fin de matinée étaient bons, il semble que des difficultés dans le processus post-opératoire sont apparues. »

Policier expérimenté, le fonctionnaire de 51 ans avait déjà échappé de peu à la mort en 2011, lors d’une intervention déjà dans le Gier : « On lui avait tiré dessus. Il n’avait eu la vie sauve que grâce à son gilet pare-balles », a indiqué le patron de la police.

L’auteur des faits n’a pas encore été interpellé

Une enquête pour violence volontaire avec arme par destination sur personne dépositaire de l’autorité publique a été ouverte.  L’auteur des faits n’a pas encore été interpellé et les enquêteurs vont exploiter la vidéo-surveillance et devront déterminer quel est le projectile qui a touché le policier : « On pensait  d’abord que c’était une bouteille mais au vu des blessures extrêmement graves, nous sommes plus circonspects », a souligné le procureur-adjoint.  

Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur n’a pas tardé à réagir : « Je lui souhaite le meilleur rétablissement possible. Et je veux dire qu’il y a 8 000 policiers et gendarmes chaque année qui sont blessés. »

De son côté, la municipalité de Rive-de-Gier a réagi dans un communiqué en condamnant fermement « cette agression inacceptable de policiers en mission de tranquillité publique ».

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