La fintech est devenue une thématique en vogue auprès des investisseurs : ces derniers mois, on a pu observer quelques solides tours de table impliquants de multiples startups du monde de la finance, dont une grande partie en Europe.

Après la néo-banque N26 et ses 300 millions de dollars en janvier dernier, Greensill et ses 800 millions en mai ou encore OakNorth et ses 440 millions en février, c’est maintenant Revolut qui aimerait sécuriser son financement pour les années à venir. Pour cela, elle aurait sollicité l’aide de JP Morgan afin d’obtenir les meilleures conditions de financement possibles.

Un projet d’expansion mondiale

Selon le très puissant Financial Times, la jeune pousse britannique chercherait à lever 1,5 milliard de dollars pour s’étendre à l’international. Elle souhaiterait sécuriser 500 millions à travers une émission de nouvelles actions, ainsi qu’un milliard de dollars supplémentaire sous forme d’un prêt convertible. Ce prêt serait converti en actions sous condition que la fintech décroche une licence bancaire américaine, croit savoir Sky News.

Revolut a d’ores et déjà officialisé sa stratégie d’expansion à travers le monde dans le cadre d’un partenariat avec Visa qui a été annoncé il y a quelques jours. Elle devrait commencer par les États-Unis et Singapour dans les mois à venir, avant d’attaquer le Canada et le Japon en 2020, dixit Nikolay Storonsky, le fondateur.

Pour atteindre son objectif ambitieux de 100 millions de clients d’ici à 2023, la start-up britannique va devoir s’étendre rapidement avant de voir la concurrence lui piquer la vedette. Si elle compte plusieurs centaines de milliers de clients dans l’Hexagone, elle doit déjà rivaliser avec N26 (qui vient d’atteindre le million de clients français) et avec les banques en ligne Boursorama, ING et Fortuneo qui ont lancé des offres concurrentes.

8 millions de clients

En seulement 5 ans, Revolut s’est imposée comme une banque mobile de référence à travers l’Europe. Grâce à une application mobile très intuitive, elle permet à quiconque d’ouvrir un compte associé à une carte bancaire pour ensuite gérer ses dépenses du quotidien en toute simplicité. Aujourd’hui, ce sont pas moins de 8 millions d’européens qui utilisent régulièrement son service. Si la start-up n’est pas rentable, elle enregistre une croissance phénoménale de ses revenus.

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