L’obligation du port du masque dans les entreprises entre en application mardi – Le Monde

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Dans les bureaux d’une start-up, le 19 août à Paris.

Preuve de la difficulté à appliquer une règle générale, celle du port du masque, à toutes les entreprises, tous les secteurs et tous les métiers, le nouveau protocole sanitaire, qui est entré en vigueur dès mardi 1er septembre à l’ouverture des bureaux, ateliers ou usines, n’a finalement été publié dans sa version définitive que lundi 31 août, peu avant 21 heures.

Sans beaucoup de surprise toutefois, ce document finalisé consacre le port du masque grand public, et le « rend systématique dans les espaces partagés et clos à compter de la rentrée ». Désormais, il ne sera plus nécessaire d’avoir le compas dans l’œil pour s’assurer de la distance entre deux personnes. Ce dispositif s’impose en toutes circonstances, en plus des gestes barrières habituels : distance d’un mètre, lavage des mains, désinfection des surfaces, aération des locaux…

Seuls seront exemptés de cet accessoire les heureux salariés disposant d’un bureau personnel, et uniquement lorsqu’ils sont seuls dans ledit bureau. Autre exception : les salariés travaillant en atelier qui sont souvent « amenés à effectuer des efforts physiques plus intenses que la moyenne ». Ils pourront travailler sans masque « dès lors que les conditions de ventilation-aération fonctionnelle sont conformes à la réglementation, que le nombre de personnes présentes dans la zone de travail est limité, que ces personnes respectent la plus grande distance possible entre elles et portent une visière ».

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En revanche, les personnes qui travaillent en extérieur devront mettre le masque en cas de « regroupement » et lorsque le respect de la distance d’un mètre n’est pas possible. Dans les véhicules aussi, les employés devront être masqués s’ils voyagent à plusieurs. Quant aux visières, si elles peuvent être utiles, elles ne sauraient constituer une alternative au port du masque grand public – « de préférence réutilisables », précise le protocole – « couvrant à la fois le nez, la bouche et le menton, répondant aux spécifications de la norme Afnor S76-001 ».

« Quelques jours de bienveillance »

Grande nouveauté du protocole, la possibilité de retirer cette protection « temporairement » à certains moments dans la journée, dès lors qu’un certain nombre de mesures sont prises, « par exemple l’existence d’une extraction d’air fonctionnelle ou d’une ventilation ou aération adaptée ». De plus, le protocole précise que ces mesures peuvent être réduites dans des zones de circulation faible ou modérée du virus à certaines conditions : dans les zones vertes, il faut que les locaux soient équipés d’un système de ventilation-aération fonctionnel, et bénéficiant d’une maintenance. Il doit y avoir des écrans de protection entre les postes de travail et les salariés doivent avoir des visières à leur disposition. Pour ce qui est des zones orange, la faculté de déroger au port permanent du masque sera limitée aux locaux de grand volume et disposant d’une extraction d’air haute. Enfin, dans les zones rouges, en plus des précédentes conditions, la possibilité de déroger ne sera possible que dans les locaux bénéficiant d’une ventilation mécanique et garantissant aux personnes un espace de 4 m2 (par exemple, moins de 25 personnes pour un espace de 100 m2).

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