L’IGPN saisie après la découverte du corps d’une jeune femme à Cagnes-sur-Mer – Le Monde

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Selon le parquet, des riverains témoins de la dispute avaient alerté la police, mais la patrouille dépêchée sur place « n’avait trouvé aucun élément relatif » à l’agression.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 22h01

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L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) – la « police des polices » – a été saisie, lundi 2 septembre, pour déterminer les « conditions d’intervention des effectifs de police » à Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes), là où a été retrouvé samedi le corps d’une jeune femme rouée de coups après une dispute avec son compagnon, a-t-on appris auprès de la police nationale.

« A la suite de l’homicide survenu le 31 août à Cagnes-sur-Mer, le directeur général de la police nationale [DGPN] saisit l’IGPN aux fins d’établir avec précision les conditions d’intervention des effectifs de police », a déclaré un porte-parole de la police à l’Agence France-Presse (AFP).

Selon le parquet, des riverains témoins de l’agression avaient alerté la police, mais la patrouille dépêchée sur place « n’avait trouvé aucun élément relatif » à l’agression. Une enquête pour homicide a été ouverte par le parquet de Grasse et confiée à la sûreté départementale.

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Le compagnon interpellé

Dimanche, le compagnon de la jeune femme a été interpellé. Lors de sa garde à vue, il a nié être « l’auteur des violences », a indiqué le parquet de Grasse dans un communiqué. Le jeune homme de 26 ans « conteste être l’auteur des violences et a prétendu avoir quitté les lieux après la dispute ». « L’expertise psychiatrique à laquelle il a été soumis n’a révélé aucune pathologie mentale », ajoute le parquet, qui précise que le jeune homme présente un casier judiciaire vierge.

C’est grâce aux images des caméras de vidéosurveillance de la ville que ce dernier a pu être interpellé. Les images montrent un homme et une femme correspondant à la description des témoins se disputant devant une résidence, puis la jeune femme partant en courant, « poursuivie » par l’homme qui, un peu plus tard, revenait seul et pénétrait dans la résidence, explique le parquet. Une information judiciaire pourrait être requise mardi sur le chef d’homicide par concubin. Une autopsie sera réalisée mercredi, précise le parquet.

En 2018, 121 femmes ont été tuées en France par leur compagnon ou ex-compagnon, soit une tous les trois jours, selon le ministère de l’intérieur.

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