L’IGN confie l’hébergement de ses solutions de cartographie à OVHcloud

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L'IGN confie l'hébergement de ses solutions de cartographie à OVHcloud

L’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) a choisi OVHcloud comme nouvel hébergeur pour ses solutions de cartographie. L’institut se sépare du cloud de l’Etat Oshimae, sur lequel était basée son infrastructure informatique.

Le conseil d’administration de l’IGN, réuni vendredi dernier, a opté pour la solution française OVHcloud, face à AWS et Azure de Microsoft. « Nous avons choisi OVH pour une raison : parce que c’était la meilleure offre. Je crois que la souveraineté, c’est d’abord la souveraineté des solutions. Pour être souverain, il faut que notre continent, que notre pays, ait les bonnes solutions techniques. On va pas imposer au chausse-pied une souveraineté qui serait moins-disant. Et donc, on a choisi OVH parce que c’était techniquement et économiquement la meilleure offre », a déclaré ce lundi Sébastien Soriano sur BFMTV.

Alors que l’IGN entame sa grande transition vers l’open data, il fait face depuis près de deux ans à des problèmes d’infrastructure sur le cloud Oshimae. Sébastien Soriano indiquait récemment à ZDNet que l’institut travaillait à la modernisation de ses systèmes pour accueillir ses ambitions numériques. « Ce cloud a été sous-dimensionné par rapport aux besoins de l’IGN, et par rapport à la politique d’ouverture des données qui n’avait pas du tout été anticipée. Et donc, cette infrastructure est trop faible aujourd’hui pour supporter notre montée en charge », disait-il.

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Réduire la dette technique

Bien décidé à réduire sa dette technique, l’IGN s’appuie sur le collectif pour co-construire des solutions géolocalisées. « On a trop pris l’habitude de développer des choses ad hoc, qui ne sont pas connues de l’écosystème des techniciens qui sont susceptibles de se saisir de ces données, que ce soit les experts des SIG [système d’information géographique, NDLR], ou que ce soit par exemple les SSII qui vont développer des applications utilisant des données géographiques. En fait, tous ces gens-là ont l’habitude de travailler avec des acteurs mainstream, avec des interfaces assez standardisées. Et nous, on s’est construit un peu trop en vase clos, à l’extérieur de cette dynamique, et donc on a un gros enjeu de changer nos méthodes de développement pour s’insérer by design dans des communautés larges, dans lesquelles les outils seront plus partagés parce que s’appuyant sur des briques d’intérêt commun entre différents acteurs », indiquait le directeur général à ZDNet.

Au micro de BFMTV, Sébastien Soriano a soutenu qu’« une montée en puissance (était) nécessaire » pour concurrencer les GAFAM sur le terrain de la géolocalisation, et concevoir un contre-modèle qui soit performant.

« Il faut qu’on se dote non seulement des meilleures informations – ça, on les a déjà – mais qu’on arrive à s’immerger dans ce monde informatique, à travailler avec toutes les applications qui utilisent de la géolocalisation, qui utilisent de la carte, et qu’on puisse les convaincre qu’on a un bon produit. Et pour ça, un de nos enjeux prioritaires c’est d’avoir une infrastructure d’hébergement qui soit compétitive », ajoute Sébastien Soriano.

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