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L’histoire de Chrome OS et du Chromebook

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L’histoire de Chrome OS et du Chromebook

Le 1er septembre 2008, à la surprise générale et malgré l’opposition du président du groupe Eric Schmidt, Google annonce son navigateur internet Chrome. Le “browser” entre de front en concurrence avec le géant Internet Explorer de Microsoft sous environnement Windows, qui s’essouffle dans sa version 7, ainsi qu’avec le Safari d’Apple et le trublion Mozilla Firefox.

Les versions Linux et Mac suivront en décembre 2009, suivies par les versions adaptées à Android et iOS. Le succès est immédiat. Chrome surfe sur la vague du moteur de recherche Google dont il profite de l’image de simplicité et de rapidité. En moins d’un mois, le navigateur conquiert une part de marché de 1 %, et ne cessera de continuer de séduire toujours plus d’utilisateurs.

Germe également l’idée d’en faire un système d’exploitation, qui cible le marché du netbook, des petits ordinateurs d’entrée de gamme principalement destinés à la navigation sur le Web, et dont certains sont motorisés par Linux. A l’époque, la démarche semble évidente pour Google, qui travaille sur sa propre version de l’OS libre, basée sur Linux Ubuntu, et baptisée Goobuntu.

Nommé Chrome OS, le nouveau système d’exploitation repose sur le navigateur Chrome, confirmant l’objectif de proposer un environnement, et éventuellement des ordinateurs, destinés principalement à se connecter à Internet. Et donc au Cloud, une approche de l’informatique qui émerge.

Kan Liu, Senior Director of Product Management Chrome OS, nous confirme que l’objectif de Google a toujours été « d’accéder à l’information où que l’on soit dans le monde. Mais sur quelle plateforme ? Nous avons retenu la technologie du navigateur (Chrome), pour ses performances, sa sécurité, et sa faible consommation. Et pour les services de Google ».

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Du Netbook Cr-48 au Chromebook

Google n’est pas seul sur ce projet, le géant de l’Internet a invité des fabricants à le rejoindre. Acer, Adobe, ASUS, Freescale, Hewlett-Packard, Lenovo, Qualcomm, Texas Instruments, ou encore Toshiba ont répondu à l’appel. C’est ainsi qu’un pilote, nommé Cr-48, est dévoilé en 2010. Kan Liu nous révèle que ce nom de code vient « de l’association du Chrome (Cr) et du Cadmium (Cd) qui occupe le numéro atomique 48 dans la table de Mendeleïev des éléments périodiques ».

Le programme Cr-48 prend fin en mars 2011, ses travaux donnent naissance au Chromebook. « Nous avons souhaité changer l’usage de l’ordinateur. Nous avons assuré un redesign à partir du silicium, et partitionné Chrome OS afin de protéger chaque couche. Le Chromebook embarque la sécurité et la protection contre les virus, la confidentialité, la vitesse avec un accès exprimé en secondes, une autonomie de batterie d’un jour, la simplicité d’une interface familière, et la synchronisation sur tous les appareils ».

Google a repris le concept du Netbook, un PC entrée de gamme par sa taille, ses performances et son prix. Il adjoint à cet équipement fortement standardisé, le PC, quelques composants spécifiques destinés en particulier à renforcer la sécurité. Et c’est bien évidemment Chrome OS qui pilote l’ensemble. Chrome OS est une version limitée de Linux. Google a par ailleurs défini et offert aux OEM un “form factor”, un design précis d’un framework PC avec les composants sélectionnés et testés, qui en font un produit unique et différencié des PC standards.

Un PC dédié à Chrome

Pourquoi ne pas avoir adapté une version d’Android au PC ? L’OS pour smartphone, également développé par Google, a lui aussi rencontré le succès. Et une version se décline sur tablette. Mais si Android est adapté à la taille et aux usages des smartphones, il ne répond pas aux attentes du PC avec son “grand” écran, son clavier et sa souris. Leur présence est adaptée à des usages plus physiques et récurrents, comme la saisie de texte pour la rédaction de documents ou de courriels.

Le choix de faire de Chrome la principale interface utilisateur du Chromebook est également stratégique. L’usage du PC s’en trouve simplifié, plus ergonomique, plus efficace également dans la gestion des composants, donc plus performante. Loin de la lourdeur d’un Windows ou d’un MacOS, Chrome OS est plus rapide (moins de 6 secondes à l’ouverture), et il est moins gourmand en énergie, la durée de charge de la batterie permettant ainsi de dépasser les 10 heures.

Plus sécurisé également par sa conception et par l’usage connecté au Cloud Google Drive, et son rythme soutenu de mises à jours (toutes les six semaines en moyenne). Depuis 2016, le Chromebook dispose également d’un accès au Play Store et peut faire tourner les applications Android. De quoi en faire un concurrent sérieux des PC sous Windows et MacOS, Google se targuant depuis 2017 de « construire l’ordinateur pour l’âge du mobile ».

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