L’Etat réaffirme sa stratégie autour des données publiques

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L'Etat réaffirme sa stratégie autour des données publiques

Les ministères vont mettre en oeuvre cette année une politique de la donnée plus poussée pour mieux exploiter et valoriser les données publiques.

La période de crise sanitaire a prouvé que l’ouverture des données publiques était devenue indispensable à l’action publique. La plateforme data.gouv.fr a été visité plus de 15 millions de fois depuis début 2020, et plus de 200 réutilisations relatives aux données de l’épidémie ont été comptabilisées, soit « une augmentation de la consultation des réutilisations de 300% par rapport à 2019 » a noté le gouvernement, dans un bilan de sa politique publique.

La politique publique de la donnée se doit d’être ambitieuse, a souligné en fin de semaine dernière le Premier ministre à l’occasion du cinquième comité interministériel de la transformation publique. « La crise sanitaire a montré tout le potentiel de l’utilisation des données qui peut contribuer très significativement à l’amélioration des politiques publiques et à leur transparence. La France figure déjà dans les pays de tête au niveau mondial en matière d’ouverture des données publiques. A la suite des travaux du député Eric Bothorel, que je remercie vivement, nous allons encore plus loin et ouvrons en 2021 de nouvelles bases de données, notamment sur la carte scolaire ou sur l’agriculture biologique à la maille de la commune » a présenté Jean Castex.

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Ouverture de nouvelles bases de données en 2021

Si plusieurs initiatives se sont produites récemment, à commencer par l’ouverture des bases de données publiques fournies par l’IGN, il reste encore beaucoup à faire, comme l’assurait en décembre dernier l’ambassadeur du numérique Henri Verdier à ZDNet, lui qui avait dirigé par le passé Etalab, le service chargé de l’ouverture des données.

Comment va s’opérer cette stratégie d’accélération ? Le gouvernement entend ouvrir en 2021 de nouvelles bases de données pour déployer une politique de la donnée « volontariste », annonce le Premier ministre. Et chaque ministère sera ainsi chargé de décliner une feuille de route en matière de « valorisation des données de son périmètre ». L’Etat prendra, en outre, une « charte d’engagement sur le traitement des demandes de données des chercheurs », et renforcera également sa « politique de ressources humaines dans le domaine de la donnée ».

Parmi les nouveaux projets en ligne de mire d’ici fin 2021, le gouvernement souhaite ouvrir les données relatives à la carte scolaire des collèges, et en générél, les données sur les écoles, collèges et lycées (effectifs, langues vivantes, spécialités, etc). A noter que le code source de FranceConnect ainsi que celui du calcul du prélèvement à la source seront aussi visés.

Par ailleurs, l’ensemble des données économiques de la DILA (Direction de l’information légale et administrative) seront rendues accessibles via des API d’ici mi-2021, et notamment le bulletin officiel des annonces civiles et commerciales et le bulletin officiel des annonces de marchés publics.

Une accélération du partage d’informations s’opère

Pour accroître la transformation digitale des administrations, le partage d’information entre administrations devrait aussi s’accélérer en 2021. Ce partagede certaines informations essentielles vise à simplifier les démarches en ligne et éviter de demander les mêmes documents à répétition.

De nouvelles API seront référenciées en 2021 au niveau national et local pour connecter les systèmes d’information des administrations, dont l’API “statut étudiant boursier”, l’API “sécu” ou celle intitulée “historique d’un véhicule”, mentionne le dossier de presse.

Dans le cadre France Relance, une enveloppe d’un milliard d’euros sera consacré à l’accélération de la transformation numérique de l’administration. Et 292 millions d’euros seront spécifiquement consacrés à la transformation numérique au service des usagers, pour, entre autres, accélérer la numérisation des démarches et de l’information administratives, et favoriser l’ouverture et le partage des données pour améliorer le pilotage des politiques publiques, détaille le document.

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