Les prochaines puces M d’Apple vont faire exploser l’alliance Wintel

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Les prochaines puces M d'Apple vont faire exploser l'alliance Wintel

Les concepteurs de puces d’Apple préparent un nouvel ensemble de processeurs pour 2021 qui pourrait constituer une menace importante pour l’alliance Wintel, ou Windows-Intel, qui domine les ordinateurs personnels depuis les années 1980.

Un article de Bloomberg précise que les ingénieurs spécialisés dans les puces d’Apple s’emploient à créer plusieurs successeurs au M1, la première itération des puces d’Apple sur une architecture ARM, qui équipe désormais le nouveau MacBook Air, le MacBook Pro 13 pouces et le Mac mini.

Les premières évaluations montrent que les performances des ordinateurs équipés de la puce M1, et même Windows 10 on Arm, ont l’air bien supérieures au système d’exploitation de Microsoft sur son propre Surface Pro X.

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Les prochaines puces de la série M d’Apple dépasseront largement les performances des dernières machines équipées de puces Intel

Microsoft n’accorde des licences pour Windows 10 on Arm qu’à des fabricants comme HP et Lenovo, et non aux utilisateurs finaux, de sorte que Windows ne peut pas fonctionner sur le nouveau matériel d’Apple. Mais un ingénieur en virtualisation d’Amazon Web Services (AWS) a récemment montré une version virtualisée de la variante de Windows 10 pour Microsoft on Arm afin de le faire fonctionner sur le matériel M1 d’Apple.

Les machines de la gamme actuelle d’ordinateurs Apple basés sur la technologie M1 sont relativement bas de gamme, mais la prochaine cible d’Apple avec ses puces basées sur ARM – une évolution des puces de série A de l’iPhone et de l’iPad – vise les PC haut de gamme Wintel.

Pour Bloomberg, les prochaines puces de la série M d’Apple dépasseront largement les performances des dernières machines équipées de puces Intel.

L’alliance Wintel pourrait voler en éclat

Cette évolution pourrait rendre le matériel basé sur ARM plus populaire auprès des développeurs, dont certains préfèrent encore travailler sur des PC Windows ou des ordinateurs basés sur Intel qui peuvent exécuter Linux. Le créateur du noyau Linux, Linus Torvalds, est partisan du Mac M1, mais refuse d’en acheter un pour ses travaux de développement car le matériel Apple ne peut pas faire fonctionner Linux. Il pense également que les serveurs Arm pour le cloud sont hors de portée en ce moment parce que les développeurs n’utilisent pas les ordinateurs basés sur Arm à la maison, où ils travaillent.

Historiquement, les processeurs Arm n’ont pas eu le niveau de performance proposés par les processeurs Intel. Mais les processeurs Arm fournissent une meilleure efficacité énergétique, ce qui les rend idéaux pour les appareils mobiles. Mais Apple Silicium pourrait changer l’équation.

Bloomberg rapporte que la feuille de route d’Apple suggère que l’entreprise est assez certaine de pouvoir apporter des améliorations qui lui permettront de ne plus dépendre d’Intel. Une dépendance qui remonte au passage d’Apple au PowerPC en 2006 – la conception de la puce sur laquelle elle a collaboré avec IBM et Motorola dans les années 1990. Apple prévoit de passer intégralement à son propre silicium en 2022.

Le passage d’Apple à son propre processeur met un frein aux travaux de l’alliance Wintel, qui implique également des fabricants d’ordinateurs comme HP, Dell, Lenovo et Asus. Dans le même temps, Apple se retire du monde des processeurs x86 d’Intel.

Apple aurait prévu 16 cœurs de puissance et quatre cœurs d’efficacité pour sa prochaine gamme de puces, ce qui contraste avec les puces à huit cœurs de ses Macs haut de gamme actuels.

Selon Bloomberg, pour les ordinateurs de bureau haut de gamme d’Apple dont la sortie est prévue fin 2021, la société teste une conception de puce comportant jusqu’à 32 cœurs haute performance – plus de cœurs que le plus cher des ordinateurs de bureau Mac Pro, qui peut être configuré avec une puce Intel à 28 cœurs.

Source : “ZDNet.com”

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