Les opérateurs passent le cap des 53 000 sites 4G déployés sur le territoire

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Les opérateurs passent le cap des 53 000 sites 4G déployés sur le territoire

Si les opérateurs continuent à déployer la 5G, ils n’en oublient pas la 4G. Selon les derniers décomptes de l’ANFR, la barre des 53 000 sites 4G est désormais dépassée sur le territoire métropolitain, pour un total de 48 466 sites 4G en service.

« Ces chiffres se rapprochent de ceux constatés pour le réseau 3G : 53 328 sites autorisés et 49 062 en service », note le gendarme des fréquences, qui précise que les demandes d’autorisation de sites 4G continuent à affluer, avec une évolution de 0,4 % en mars, tandis que les mises en service des sites 4G ont augmenté de 0,9 % au cours du dernier mois.

Alors que la hiérarchie des opérateurs en termes de nombre de sites continue à être stable – Orange cavalant en tête devant SFR, Bouygues Telecom et Free – l’opérateur de Xavier Niel confirme et met une fois de plus les bouchées double pour combler son retard de longue date sur ses concurrents. Free comptabilise ainsi 19 500 sites (+ 281 sites 4G en mars), derrière Bouygues Telecom (21 413 sites, + 219 sites sur la même période), SFR (21 820 sites, + 199 sites sur la même période) et enfin Orange, et ses 25 736 sites (+ 253 sites en mars).

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Plus de 22 000 sites 5G

« Le New Deal Mobile est devenu une réalité sur le terrain. Il a certes été ralenti pendant la crise sanitaire mondiale, mais il n’a pas empêché les opérateurs et leurs techniciens de continuer, dans toute la mesure du possible, à déployer notamment durant les périodes de confinement », se réjouit-on du côté des opérateurs membres de la Fédération française des télécoms ce mercredi, tout en rappelant que le secteur investit environ 10 milliards d’euros par an pour déployer ses réseaux mobiles et fixes.

Et d’estimer que « contrairement à d’autres secteurs économiques complètement à l’arrêt, l’industrie des télécoms a démontré, et démontre encore plus ces dernières semaines, sa capacité à maintenir l’activité pour atteindre les objectifs fixés ».

Au total, l’ANFR décompte au 1er avril 56 864 sites de réseaux mobiles, toutes générations confondues. En ce qui concerne la 5G, ce sont plus de 22 800 sites 5G qui sont désormais autorisés en métropoles, dont 12 213 sont actuellement opérationnels. Attention toutefois, « la quasi-totalité de ces implantations 5G ont été autorisées sur des sites existants, déjà utilisés par les technologies 2G, 3G ou 4G », rappelle le gendarme des fréquences, qui relève que seuls deux sites n’hébergent actuellement que de la 5G.

La bande reine de la 5G toujours à la traîne

Comme constaté depuis le lancement du déploiement de la nouvelle génération de technologie mobile, c’est encore la bande des 700 MHz qui semble avoir les faveurs de Free. Au 1er avril, l’ANFR relève ainsi que 15 985 sites 5G sont autorisés sur cette bande, dont 8 084 sont opérationnels. Le gendarme des fréquences relève également que 6 981 sites 5G sont autorisés sur la bande des 2,1 GHz, dont 3 484 sont actuellement opérés par Bouygues Telecom, Orange et SFR.

Autant de chiffres qui ne peuvent masquer une réalité : ces deux bandes de fréquences déjà utilisées par les opérateurs pour leurs réseaux existants ne permettront pas à terme de tenir les promesses d’explosion des débits affichées par les opérateurs dans leurs campagnes de communications. Si elle s’avéreront bien sûr très utiles par leurs capacités de couverture du territoire, elles ne remplaceront pas les réserves capacitaires de la bande reine de la 5G, celle des 3,5 GHz, que les quatre grands opérateurs se sont récemment partagés à grand frais.

En ce qui concerne cette bande de fréquences, que les opérateurs se sont arrachés pour près de 2,8 milliards d’euros à l’issue d’enchères organisées cet hiver sous l’égide de l’Arcep, l’ANFR décompte pas moins de 6 679 sites 5G autorisés sur cette “nouvelle” bande, dont 2 731 sont actuellement utilisés par les opérateurs.

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