Les opérateurs déploient leurs réseaux 5G à vitesse grand V

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Les opérateurs déploient leurs réseaux 5G à vitesse grand V

Le déploiement de la 5G débute sur les chapeaux de roues. Selon les derniers chiffres de l’ANFR, 15 901 sites 5G sont d’ores et déjà autorisés par le gendarme des fréquences. Et si ces autorisations portent sur des sites existants et déjà utilisés par les opérateurs pour leurs réseaux 2G, 3G ou 4G, elles illustrent bien le volontarisme des autorités comme des quatre grands opérateurs pour accélérer le déploiement des réseaux mobiles de nouvelle génération.

Alors que Free a largement profité de la libération de la bande des 700 MHz pour enrichir ses réseaux, c’est sur cette bande axée sur la couverture que l’opérateur de Xavier Niel mise pour densifier son réseau. Résultat des courses : l’opérateur dispose aujourd’hui 11 770 sites autorisés sur cette bande et prêts à être exploités pour son réseau 5G. Dans le même temps, ses concurrents Bouygues Telecom, Orange et SFR parient de leurs côté sur la bande des 2,1 GHz, sur laquelle 5 000 sites 5G viennent d’être autorisés.

 

Source : ANFR

Enfin, les quatre opérateurs commencent à exploiter la “bande-coeur de la 5G” des 3,5 GHz pour mettre en place leurs réseaux mobiles de nouvelle génération. C’est ainsi que 1 092 sites 5G viennent d’être autorisés sur cette bande, qui vient tout juste d’être attribuée aux opérateurs à  l’issue d’un appel d’offres en forme de marathon, moyennant la coquette somme de 2,8 milliards d’euros. Sur cette bande, rappelons qu’Orange s’est offert 90 MHz de fréquences pour 854 millions d’euros, alors que Bouygues Telecom a déboursé 602 millions d’euros pour s’offrir 70 MHz de fréquences.

Idem pour Free, qui a rajouté 3 millions d’euros à cette somme pour bénéficier du positionnement de son choix sur la bande reine de la 5G, sur un bloc allant de 3,64 GHz à 3,71 GHz. SFR a pour la part investi 728 millions d’euros pour mettre la main sur 80 MHz de fréquences.

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Orange mène toujours la danse sur la 4G

L’autorisation des sites 5G par le gendarme français des fréquences devrait rapidement déboucher sur une mise en service de ces derniers. “Lorsqu’un site est autorisé, l’opérateur a le droit de le mettre en service”, fait-on savoir du côté de l’ANFR, qui précise qu'”en cette période de lancement des offres, l’ANFR n’indiquera pas les mises en service 5G, dont l’évolution est quotidienne”.  

Au-delà de la 5G, les opérateurs s’affairent également à densifier leurs réseaux 4G. 51 797 sites 4G ont en effet été autorisés par l’ANFR au 1er décembre, pour 46 823 sites en service. Le gendarme des fréquences relève que les demandes d’autorisations des sites 4G se sont accrues de 0,5 % en novembre, tandis que les mises en service de sites 4G ont augmenté de 1,1 %.

Comme auparavant, c’est encore Orange qui dispose du réseau 4G le plus dense en métropole, avec 24 395 sites 4G actifs dans l’hexagone, soit 368 de plus qu’en novembre dernier. SFR suit, avec un réseau métropolitain de 20 829 sites, soit 243 de plus sur un mois. La marque au carré rouge est suivi de très près par Bouygues Telecom, qui dispose aujourd’hui de 20 288 sites actifs en France, soit 332 de plus qu’au début du mois de novembre. Enfin, Free continue à refaire son retard sur ses concurrents et dispose aujourd’hui de 18 328 sites en service en France métropolitaine, soit 325 de plus qu’au mois précédent.

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