Les montres et traqueurs testés pour la détection de la Covid 19

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Une montre connectée ou un traqueur d’activité peuvent-ils aider à détecter une situation de Covid 19 avant même que les symptômes ne se matérialisent plus concrètement ?

Il n’y a pas de réponse à cette question, seulement des hypothèses et surtout des études en cours. La dernière en date remonte au mois dernier avec l’initiative de l’Université de Stanford.

L’un de ses labos sollicite des volontaires pour tester ses algorithmes avec plusieurs appareils connectés du marché, dont l’Apple Watch mais aussi les produits de Fitbit qui participe activement à cette expérience (1 000 bracelets ont été donnés pour l’occasion).

L’équipe de ce labo veut vérifier si des évolutions du rythme cardiaque, de la température de la peau ou encore le taux d’oxygène dans le sang et le rythme de la respiration peuvent suggérer une contagion à la Covid 19. Ces recherches s’appuient de précédentes observations qui avaient permis de prédire un épisode fiévreux.

Pour l’heure, seules des personnes ayant déjà contracté la Covid 19 ou qui sont possiblement en contact avec des personnes infectées sont acceptées pour l’étude.

Celle-ci n’est toutefois pas unique. Dans un long article sur le sujet, Gizmodo cite le cas de l’entreprise suisse Ava dont le bracelet, d’abord conçu pour aider les femmes ayant des problème de fertilité, a été distribué par le gouvernement du Lichtenstein à 2 000 personnes. Il s’agit là-aussi de tenter de détecter des signes avant-coureurs de la Covid 19.

Tous ces efforts sont cependant à considérer sur le long terme, plusieurs mois au strict minimum, tant les obstacles sont multiples. En premier lieu il faut s’assurer de la pertinence des résultats obtenus (ne serait-ce que trier le bon grain de l’ivraie entre la raison d’un emballement cardiaque qui peut être lié à un problème de santé ou la conséquence d’une situation plus banale et ponctuelle).

Pour peu que les résultats soient validés sur le terrain, il faudra recevoir le feu vert des autorités de santé pour que ces solutions soient déployées et officialisés auprès du grand-public. Quid aussi de l’accès aux algorithmes qui auront été mis au point. Seront-ils universellement disponibles, à l’exemple de ce que Google et Apple ont fait avec leur API, les fabricants accepteront-ils de les employer, est-ce que leurs produits seront capables de le faire (tous n’ont pas la même panoplie de capteurs) ?

En termes de santé les développements sont longs, les résultats incertains et la mise à disposition auprès d’un large public est chemin tout aussi long et compliqué. À défaut de la pandémie actuelle, ces recherches auront peut-être une utilité pour une future vague…

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