Les forces spéciales françaises ont tué et enterré le chef d’AQMI, explique l’état-major – Le Monde

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Le dernier émir historique d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), l’Algérien Abdelmalek Droukdel, 50 ans, a été enterré par les forces spéciales françaises une fois son corps « formellement identifié », dans le désert du nord du Mali. Et ce, sur le lieu même de l’opération qui a conduit, le 3 juin, à l’éliminer avec trois autres terroristes et à capturer un jeune Malien, chauffeur de son escorte. Un premier compte rendu de cet assaut a été fourni par l’état-major français jeudi 11 juin. Ce « succès majeur » a été confirmé le 5 juin par un Tweet de la ministre des armées, Florence Parly, après avoir été révélé par l’AFP.

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Un véhicule blanc garé à l’abri d’un amas rocheux, cinq hommes en bivouac à proximité : selon des images montrées à la presse jeudi par l’état-major, Abdelmalek Droukdel et ses proches (un Algérien et trois Maliens) ont été repérés et « neutralisés » à 80 kilomètres à l’est de Tessalit et une quinzaine de la frontière algérienne. Parmi eux figurait Toufik Chaïb, « haut cadre d’AQMI chargé de la propagande et de la coordination du Rassemblement pour la victoire de l’islam et des musulmans [RVIM, dirigé par le Touareg malien Iyad Ag Ghali] avec AQMI central », a-t-il été précisé.

Lors de l’intervention contre le dernier émir historique d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), l’Algérien Abdelmalek Droukdel, le 3 juin 2020.

L’opération, achevée dans la soirée, a commencé dans l’après-midi en plein jour, en raison des conditions météorologiques. Une quinzaine d’opérateurs ont agi au sol, selon la version officielle délivrée, en étant appuyés par un drone Reaper, deux hélicoptères de transport et deux hélicoptères d’attaque. Le briefing n’a pas évoqué de frappe par le drone – le but était de récupérer du renseignement, pas de détruire, font valoir les militaires. Dans le véhicule et sur le bivouac auraient été retrouvés « beaucoup de ressources électroniques à exploiter, de nombreuses cartes de téléphone, un ordinateur, quelques terminaux téléphoniques ».

« Ce type d’individus ne se rendent pas »

L’état-major a présenté une vidéo sur laquelle les commandos pourchassent des fuyards avant d’essuyer des tirs. « Quand on fait ce genre d’opérations le but n’est pas forcément de tuer. Si Droukdel s’était rendu, aujourd’hui, il serait en vie. Après, c’est du combat. Ce type d’individus ne se rendent pas », a précisé la source proche des opérations. Abdelmalek Droukdel, dernier des grands anciens d’AQMI en vie, exerçait encore un magistère moral et, selon Paris, « certainement un soutien logistique » aux combattants sahéliens, même s’il n’était jusqu’à présent pas signalé sur ce vaste et complexe théâtre.

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