« Les extraterrestres existent et nous en avons la preuve » affirme un professeur d’Harvard

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Cette annonce est loin d’être anodine et pourrait répondre à l’une des questions qui préoccupent le plus l’espèce humaine. Sommes-nous seuls dans l’Univers ? Notre présence sur Terre est-elle le fruit d’un miracle cosmique, où tous les éléments auraient été parfaitement alignés pour que nous puissions vivre sur une planète couverte d’eau, avec une atmosphère et un champ magnétique ? Ou alors, notre existence n’est qu’une banalité effarante au milieu des milliards de galaxies qui pullulent dans l’Univers et où la vie ne nous a pas attendu pour exister en abondance.

Face à cette grande question qui relève autant de la physique que de la métaphysique, certains scientifiques semblent avoir une position des plus tranchées. Le paradoxe de Fermi n’a pour eux, pas lieu d’être, et la présence de vie en dehors de la Terre, voire même du système solaire est avérée, et ce, depuis des années déjà, trois pour être exacte.

Oumuamua : la réponse à nos questions ?

En effet, selon les propos de Abraham Loeb, qui n’est personne d’autre que le président du département d’astronomie à l’université de Harvard, la preuve de vie extraterrestre a été apportée en octobre 2017 quand un étrange objet céleste est observé entrant dans notre système solaire. Il prendra rapidement le nom de « Oumuamua », «le messager » dans le langage traditionnel hawaïen. L’ensemble de la communauté scientifique s’émerveille autour de cet objet qui est des plus exotiques.

Il a tout d’abord une trajectoire qui laisse penser qu’il ne vient pas de notre système solaire, il n’y est que de passage, d’où son nom. Autre détail important, sa forme. En effet la nature même de cet « objet » pose de nombreuses questions. Lui qui prend la forme d’un disque — l’idée qu’il ressemble à un cigare a été largement rapportée par la presse, mais cette hypothèse n’a pas les faveurs des scientifiques aujourd’hui — est bien loin de ressembler aux comètes et autres météores que nous avons l’habitude de connaître.

Enfin, sa vitesse, il est entré dans notre système solaire bien plus rapidement qu’un « météore classique » l’aurait fait. Tous ces éléments pris ensemble ont amené Abraham Loeb à une conclusion des plus radicales et surprenante. Il s’agit en effet d’une preuve directe de la présence actuelle ou passé de la vie d’extraterrestre au sein de notre univers.

Les preuves de vies d’extraterrestres : une question de temps ?

Mais cette analyse, bien que partager par très peu de membres de la communauté scientifique a le mérite de répondre de manière logique à beaucoup de problèmes que pose Oumuamua. De plus, de nombreux scientifiques même s’ils ne défendent pas particulièrement les idées de Loeb sont totalement prêts à admettre que les extraterrestres existent. Dans ce sens, Jeffrey Newmark, astrophysicien à la Nasa avait déclaré dès 2015, deux ans donc avant la découverte de Oumuamua : « Je ne me demande pas si nous trouverons de telles preuves (de la vie extraterrestre), mais quand ? »

Mais selon Loeb, la communauté scientifique, ainsi que l’opinion publique d’une façon plus générale n’est pas prête « à accepter que nous ne soyons pas uniques ». Selon lui, son hypothèse est décriée, car en avance sur son temps, et les mœurs de son époque. Il demande à ce qu’on lui accorde autant de crédit que la communauté scientifique n’en donne pour le moment à la théorie du multivers, qui est pourtant contesté par de nombreux grands noms de la science contemporaine.

Et si finalement, la preuve n’était pas là ?

Il est en effet assez probable que Loeb, qui est pourtant un chercheur reconnu, se trompe sur son hypothèse. En effet, Oumuamua, bien qu’étant un objet céleste singulier ont plus d’une point présente également de nombreuses caractéristiques qui le rapprochent plus d’un météore que d’un vaisseau spatial ? Tout d’abord, si aucune datation n’est possible pour un objet qui n’a été observé que très furtivement (11 jours), les premières informations recueillies tablent sur au moins quelques centaines de milliers d’années, voire des millions d’années selon certaines hypothèses.

Ces données s’appuient sur la couleur rouge, très présente à la surface de l’objet, signe d’une radiation de très longue durée sur la surface de ce dernier. La rotation d’Oumuamua, prise-t-elle aussi en compte par Loeb dans son hypothèse, peut très bien s’expliquer de façon naturelle. Elle varie en effet à chaque cycle entre 5 et 8 heures, mais cela pourrait s’expliquer par une collision avec un autre météore ou objet céleste, le faisant dévier de sa trajectoire, et l’amenant à traverser rapidement notre système solaire.

Quoiqu’il en soit, Oumuamua a maintenant quitté notre fenêtre d’observation, et restera sûrement pour des années encore, un mystère pour la communauté scientifique. Cette dernière ne pouvant apporter de réponse claire à ce phénomène qui restera, naturel ou non, unique en son genre.

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