Les canicules de juin et juillet ont provoqué 1 500 morts en France – Le Monde

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Les décès imputables aux vagues de chaleur ont été dix fois moindres qu’en 2003, a précisé la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 13h26, mis à jour à 13h58

Temps de Lecture 1 min.

Pendant la canicule à Carpentras, dans le Vaucluse, le 28 juin.

Les deux épisodes de canicule qui ont touché la France en juin et en juillet ont entraîné 1 500 décès supplémentaires par rapport à la moyenne de ces deux mois, a annoncé la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn.

« C’est dix fois moins de décès que la canicule de 2003 », a-t-elle précisé la ministre, dans l’émission « Questions politiques » diffusée sur France Inter et franceinfo en partenariat avec Le Monde. « La canicule de 2003, c’était vingt jours, là nous avons eu dix-huit jours de canicule en deux épisodes mais très intenses, avec une couverture du territoire très importante lors de la deuxième canicule » et avec « des températures excessivement élevées », a rappelé la ministre.

« La moitié sont des personnes de plus de 75 ans » 

Malgré ces conditions difficiles, « nous avons réussi, grâce à la prévention et à ces messages que la population a bien intégrés, à diminuer d’un facteur 10 la mortalité de 2003 », a affirmé Agnès Buzyn, en saluant la mobilisation des professionnels de santé, des collectivités, des personnels des EHPAD.

« Sur ces 1 500 décès en plus, la moitié à peu près sont des personnes de plus de 75 ans, mais il y a aussi des personnes adultes, même des plus jeunes, qui ont été impactées », a-t-elle détaillé, évoquant « une dizaine de décès dans le monde du travail ».

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Après un épisode de canicule, la publication du bilan de mortalité prend en général un mois, délai nécessaire pour analyser les données et s’assurer que les morts supplémentaires sont bien dus à la chaleur.

La canicule la plus meurtrière reste celle de 2003

La France a battu en juin son record absolu de température avec 46 °C enregistrés dans l’Hérault le 28 juin. En 2018, la canicule de fin juillet-début août avait provoqué environ 1 500 morts de plus qu’un été normal.

La canicule la plus meurtrière en France reste celle de 2003. Elle avait fait 15 000 morts entre le 4 et le 18 août 2003, particulièrement dans la région Centre et en Ile-de-France. Dans l’ensemble de l’été, le nombre des morts causés par la chaleur avait atteint 19 490 en France, selon une étude bilan publiée en 2007 par l’Inserm.

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