Les autorités regrettent de nouvelles dégradations sur des antennes-relais

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Les autorités regrettent de nouvelles dégradations sur des antennes-relais

De nouveaux incendies perpétrés ce vendredi sur deux antennes-relais près d’Albi a entraîné la perte de réseau mobile pour plusieurs dizaines de milliers d’abonnés des opérateurs Bouygues Telecom et SFR. « 52 000 abonnés Bouygues et SFR ont été touchés par une perte de réseau téléphonique hier. Dès hier soir (samedi), la situation était rétablie pour 20 000 d’entre eux », a fait savoir la préfecture du Tarn.

Celle-ci ajoute qu’une enquête a été ouverte sur « ces deux incendies volontaires » et que des équipes de techniciens travaillent sur les relais endommagés, afin de rétablir l’ensemble des communications « d’ici le début de semaine ».

Le phénomène est loin d’être isolé : en 2020, les autorités avaient recensé une centaine de dégradations volontaires de pylônes de téléphonie mobile sur l’ensemble du territoire, dont une partie a été revendiquée par des mouvances d’extrême gauche.

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Condamnation ferme des autorités

« Les infrastructures télécoms sont à nouveau les cibles de vandalisme. Ce fléau est quotidien. Les premiers pénalisés sont les Français. Avec les autres opérateurs, nous attendons la totale mobilisation des pouvoirs publics pour mettre fin à ces actes », a affirmé Grégory Rabuel, le directeur général de SFR. Du côté de la Fédération française des télécoms, qui rassemble les opérateurs français, l’heure est également à la consternation. « Au-delà des dégâts inacceptables qui handicapent des milliers d’usagers, ce sont autant de retards pris sur des chantiers vitaux », regrettait ce dimanche l’organisation.

Le secrétaire d’Etat au Numérique, Cédric O, a fait part de son soutien aux opérateurs, en « condamnant fermement cet incendie volontaire » via son compte Twitter. « Avec Gérald Darmanin, nous agissons aux côtés de l’ensemble des opérateurs pour mettre fin à ces actes inacceptables », a indiqué le membre du gouvernement, rappelant que « le vandalisme sur les pylônes mobiles est criminel et coupe les populations des services vitaux ».

Pour rappel, la dégradation des antennes-relais est punie par la loi. Le Code des postes et des communications électroniques (CPCE) prévoit ainsi des amendes de 1 500 à 3 750 euros, accompagnées d’une peine d’emprisonnement de deux ans pour la « détérioration d’un réseau ou l’interruption volontaire des communications électroniques ». De son côté, le Code pénal indique que « la destruction, la dégradation ou la détérioration d’un bien appartenant à autrui est punie de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende ».

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