L’enquête ouverte contre le PNF après une plainte d’Eric Dupond-Moretti classée sans suite – Le Monde

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Le ministre de la justice, Eric Dupond-Moretti, s’adresse aux députés lors d’une séance de questions au gouvernement, le 6 octobre 2020, à l’Assemblée nationale, à Paris.

L’enquête qui avait été ouverte contre le Parquet national financier (PNF), notamment pour « abus d’autorité » et « atteinte à la vie privée », après une plainte d’Eric Dupond-Moretti a été classée sans suite en « l’absence d’infractions », a fait savoir le parquet de Nanterre, confirmant une information du Parisien.

Dénonçant « des méthodes de barbouzes », M. Dupond-Moretti, alors avocat, avait saisi la justice le 1er juillet après la révélation par Le Point, à la fin de juin, que ses relevés téléphoniques avaient été épluchés par le PNF. L’hebdomadaire soulignait que les fadettes (données de connexion de téléphonie mobile) de dizaines d’avocats et de magistrats avaient été récupérées pour identifier une éventuelle taupe dans une affaire de corruption impliquant Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog.

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Pas d’infractions constatées

Eric Dupont-Moretti avait finalement retiré sa plainte le 6 juillet, le soir de sa nomination au gouvernement en tant que garde des sceaux. Mais, après la remise d’un rapport de l’inspection générale de la justice sur le fonctionnement du Parquet national financier, il a toutefois ordonné, à la mi-septembre, une enquête administrative visant trois magistrats financiers, déclenchant une fronde dans le monde de la justice.

Dépaysée à Nanterre, l’enquête déclenchée par sa plainte visait des faits d’« atteinte à l’intimité de la vie privée », « atteinte au secret des correspondants » et « abus d’autorité ». Elle s’est poursuivie malgré le retrait de la plainte de l’ancien avocat, mais a été classée sans suite. Le parquet de Nanterre a considéré que dans les éléments qui lui étaient communiqués dans le cadre de la plainte, « aucune de ces trois infractions n’était constituée ». « Le motif du classement, c’est l’absence d’infractions », a précisé le parquet de Nanterre.

Parallèlement à ce classement sans suite, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique a demandé jeudi des « précisions » sur de « possibles conflits d’intérêts » au ministre de la justice, à l’égard duquel elle dispose d’un pouvoir d’injonction.

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Le Monde avec AFP

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