Législatives 2022 en direct : Aurore Bergé élue présidente du groupe de députés LRM à l’Assemblée, Olivier Marleix à la tête du groupe LR – Le Monde

Gérard Larcher estime que la présidence de la commission des finances de l’Assemblée nationale « devrait revenir » au Rassemblement national, car celui-ci est « le premier groupe d’opposition »

Emmanuel Macron est « responsable de la défaite » de son camp aux législatives estime, mercredi, Gérard Larcher, le président des Républicains du Sénat, dans un entretien au Parisien. Le pays « risque d’être difficile à gouverner », et « pour ma part, je souhaite le dialogue dans l’intérêt de la France », explique-t-il.

Alors que le chef de l’Etat a refusé, mardi, la démission de la première ministre, Elisabeth Borne, M. Larcher juge qu’elle « n’est pas responsable de la défaite, c’est le président ». « Un changement profond d’attitude est nécessaire de la part du président » au vu de son bilan politique et de la « défaite historique » de son camp, insiste-t-il.

Quant à dissoudre l’Assemblée nationale, « il en a la prérogative, mais le peuple souverain vient de décider. Il faut se méfier des dissolutions de confort ». « C’est vraiment en cas de blocage du pays que la Constitution a prévu cette porte de sortie, en redonnant la parole au peuple », rappelle le président du Sénat. Maintenant, c’est à Emmanuel Macron « de faire des propositions », déclare M. Larcher, notant que rencontrer les chefs de parti comme le chef de l’Etat l’a fait, mardi, « devrait être une habitude ».

Le « bilan politique » d’Emmanuel Macron « est le résultat de la verticalité de sa gouvernance » et démontre « les limites du” en même temps” : 72 députés pour LFI et 89 pour le RN », et « le front républicain a disparu ».

Côté LR, « nous sommes clairement dans l’opposition », (…) mais nous avons comme ligne de conduite l’intérêt de la France et des Français », assure-t-il.

Faut-il travailler avec le futur groupe du Rassemblement national à l’Assemblée ? « Nous n’avons pas la même histoire et ne partageons pas les mêmes valeurs, mais ce sont des élus de la République », répond M. Larcher. Et la présidence de la commission des finances de l’Assemblée « devrait [leur] revenir », car « le RN est le premier groupe d’opposition ».

Au moment où le président des Républicains, Christian Jacob, s’apprête à quitter son poste, Gérard Larcher juge, par ailleurs, que le parti peut « retrouver un espace politique entre un macronisme qui vient d’échouer et les deux extrêmes ». Laurent Wauquiez, souvent cité pour prendre la suite de M. Jacob, « en a, bien sûr, les qualités, mais nous n’avons pas encore ouvert cette séquence », estime M. Larcher, soulignant qu’il sera lui-même « le défenseur de l’unité et du rassemblement ».

Il « regrette » par ailleurs que Nicolas Sarkozy ait « fait le choix de quitter sa famille politique » en apportant son soutien à des candidats de la majorité. « La page est tournée », conclut-il.

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