Le taux de positivité des tests Covid-19 reprend sa progression en France – Le Monde

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Le ministère de la santé espagnol a fait état jeudi de 3 607 cas supplémentaires de contamination au coronavirus, contre 3 663 la veille, ce qui porte le total à 488 513.

La pandémie liée au nouveau coronavirus a fait au moins 863 679 morts dans le monde depuis que le bureau de l’OMS en Chine a fait état de l’apparition de la maladie fin décembre, selon un bilan établi jeudi à 13 heures par l’Agence France-Presse (AFP) à partir de sources officielles. Plus de 26 millions de cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués.

Les Etats-Unis sont le pays le plus touché, tant en nombre de morts que de cas, avec 185 752 décès. Suivent le Brésil (123 780 morts), l’Inde (67 376), le Mexique (65 816) et le Royaume-Uni (41 514). L’Asie a dépassé les 100 000 morts, et elle se situe désormais derrière l’Amérique latine et les Caraïbes (282 979), l’Europe (216 596) et les Etats-Unis et le Canada (194 915).

  • Progression du taux de positivité en France

Au cours des dernières vingt-quatre heures, 7 157 tests se sont révélés positifs au SARS-CoV-2, selon les chiffres publiés, jeudi 2 septembre, par Santé publique France. Le taux de positivité des tests (proportion du nombre de personnes testées positives par rapport au nombre total de personnes testées) reprend sa progression, à 4,4 % contre 4,3 % mercredi.

Le nombre de patients du Covid-19 hospitalisés en réanimation continue d’augmenter, avec 18 personnes supplémentaires, portant le total à 464. Globalement stable autour de 400 personnes la semaine dernière, ce chiffre avait déjà augmenté de 15 personnes mardi et de 22 mercredi. Il est toutefois très loin du pic atteint le 8 avril, avec 7 148 patients hospitalisés pour Covid-19 et soignés en réanimation.

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En vingt-quatre heures, 21 malades supplémentaires sont morts en France, portant le total des décès à 30 706 depuis le début de l’épidémie, ajoute Santé publique France. Vingt-trois départements sont désormais considérés en situation de « vulnérabilité élevée » et 37 en « vulnérabilité modérée », un classement réalisé par Santé publique France à partir de l’ensemble des indicateurs de suivi de l’épidémie.

Au total, plus d’un million de tests (1 021 270) ont été réalisés sur les sept derniers jours, fait savoir de son côté la direction générale de la santé, un chiffre relativement stable après plusieurs jours de forte augmentation.

  • Trois nouveaux cas positifs au PSG

Le Paris SG a annoncé jeudi soir que « trois nouveaux cas positifs » au coronavirus avaient été détectés au sein de son effectif, ce qui porte à six le nombre de cas recensés chez les champions de France. « Les derniers tests PCR SARS-CoV-2 réalisés au sein de l’effectif du Paris-Saint-Germain confirment le résultat de trois nouveaux cas positifs », a indiqué sur Twitter le club, une information qui accroît l’incertitude autour du maintien de la rencontre de Ligue 1 Lens-PSG le 10 septembre.

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  • Accélération en Italie, très légère décrue en Espagne

L’Italie a recensé, jeudi, 1 397 nouveaux cas de contamination au coronavirus au cours des vingt-quatre dernières heures, d’après le bilan quotidien fourni par le ministère de la santé. Le nombre total des infections dans le pays s’élève ainsi à 271 515. Les autorités ont signalé dix morts liés au Covid-19 lors de la dernière journée contre six la veille, soit un total de 35 507 décès depuis le début de l’épidémie en Italie.

Le ministère de la santé espagnol a fait état jeudi de 3 607 cas supplémentaires de contamination au coronavirus, contre 3 663 la veille, ce qui porte le total à 488 513. Le bilan des décès au cours des sept derniers jours en Espagne s’élève à 191, portant le nombre total à 29 234 morts.

  • En Nouvelle-Zélande, premier mort du coronavirus en plus de trois mois

La Nouvelle-Zélande a enregistré son premier décès lié au coronavirus en plus de trois mois. La victime, morte vendredi dans un hôpital, était « un homme d’une cinquantaine d’années qui faisait partie du foyer épidémique apparu en août à Auckland », selon le ministère de la santé qui, depuis le 24 mai, n’avait fait état d’aucun décès attribué au Covid-19. Depuis le début de l’épidémie dans le pays, le coronavirus a fait 23 morts au total.

Ce regroupement de cas était apparu le 12 août au sein d’une famille de quatre personnes, venant mettre fin à une série de 102 jours sans aucune contamination locale. Depuis, ce foyer épidémique n’a pas cessé de croître pour atteindre 152 personnes porteuses du coronavirus. Les deux semaines et demie de confinement d’Auckland, la plus grande ville du pays, n’ont pas permis de limiter la propagation de l’épidémie. Il a été levé dimanche soir.

  • Vaccin : tests sur l’homme

Le laboratoire français Sanofi a lancé jeudi les essais cliniques de phases 1 et 2 sur l’homme pour le candidat vaccin contre le Covid-19 qu’il développe avec le britannique GSK, suite à des essais précliniques « prometteurs ».

Ailleurs dans le monde, d’autres candidats vaccins sont à des stades plus avancés, notamment celui du laboratoire américain Pfizer et la jeune « biotech » Moderna, dont le candidat vaccin est en phase 3 des essais cliniques sur humains, la dernière avant une commercialisation.

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Les Etats-Unis accélèrent leurs préparatifs pour une distribution à grande échelle d’un éventuel vaccin contre le coronavirus. Les autorités sanitaires américaines ont ainsi demandé « urgemment » aux Etats qu’ils fassent le nécessaire pour que les centres de distribution d’un futur vaccin soient « complètement opérationnels d’ici le 1er novembre », juste avant l’élection présidentielle.

  • Enquête de l’OMS

L’enquête sur la gestion mondiale de la pandémie a pris son envol jeudi, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), très critiquée pour sa réponse au Covid-19, ayant promis un accès complet à ses dossiers.

Lors d’une réunion en mai, les Etats membres de l’OMS étaient tombés d’accord sur le principe d’une enquête indépendante. Et début juillet, le chef de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, avait annoncé la création d’un comité indépendant d’évaluation présidé par l’ancienne première ministre néo-zélandaise Helen Clark et l’ancienne présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf.

Depuis, les deux coprésidentes ont passé en revue les candidatures de plus de 120 experts du monde entier. Les onze personnalités retenues ont été dévoilées jeudi, parmi lesquelles figurent le Français Michel Kazatchkine, spécialiste de longue date du sida, l’ancien chef de la diplomatie britannique David Miliband et l’ex-président mexicain Ernesto Zedillo.

Les experts, qui présenteront un compte rendu d’étape en octobre avant leur rapport final en mai, vont notamment évaluer l’efficacité des mesures prises par les pays et l’OMS face au Covid-19, dans l’espoir d’éviter ou de mieux affronter une nouvelle pandémie.

  • Le lourd tribut des professionnels de la santé

Au moins 7 000 professionnels de la santé sont morts du Covid-19 dans le monde, selon un rapport d’Amnesty International (AI) publié jeudi. « Le fait que plus de 7 000 personnes meurent en essayant de sauver d’autres personnes constitue une crise d’une ampleur considérable », a déclaré Steve Cockburn, responsable du programme Justice sociale et économique d’Amnesty International.

Parmi ces décès, au moins 1 320 sont survenus au Mexique, « le nombre le plus élevé connu pour un seul pays », note le rapport intitulé « Le prix à payer pour soigner ». Derrière le Mexique se trouvent les États-Unis (1 077 décès), le Royaume-Uni (649), le Brésil (634), la Russie (631) et l’Inde (573), selon Amnesty.

Un précédent rapport d’AI publié le 13 juillet dernier faisait état de 3 000 travailleurs de la santé décédés dans le monde. La nette augmentation est expliquée par la hausse des cas d’infections dans plusieurs pays, ainsi que par la plus grande disponibilité d’informations.

« Tous les personnels de la santé ont le droit d’être en sécurité au travail, c’est un scandale que tant de personnes en paient le prix ultime », a ajouté M. Cockburn. Selon lui, il pourrait y avoir une « sous-déclaration » des victimes dans plusieurs pays. Et le fait que le gouvernement mexicain tienne une comptabilité détaillée expliquerait les chiffres élevés dans ce pays par rapport aux autres.

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Le Monde avec AFP

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