Le réseau social Parler de nouveau en ligne avec l’aide d’une obscure société russe

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Le réseau social Parler de nouveau en ligne avec l'aide d'une obscure société russe

Après avoir fait les frais d’un boycott de son opérateur de services cloud AWS, le réseau social Parler, très populaire auprès de l’extrême droite américaine, vient d’être partiellement remis en ligne… Avec l’aide d’une entreprise technologique russe. Le site web de la plateforme a en effet été remis en ligne ce lundi sans toutefois permettre l’accès à sa plateforme. Une réouverture rendue possible grâce à l’utilisation de l’adresse IP de la société DDos-Guard, contrôlée par deux hommes d’affaires russes qui y proposent des services de cybersécurité, dont des services de protection contre les attaques par déni de service.

Le PDG de Parler, John Matze, avait laissé entendre la semaine passée qu’il était en pourparlers avec plusieurs fournisseurs de services, tout en refusant de livrer leurs identités. De fait, le choix de DDos-Guard ne doit rien au hasard. Le site russe a en effet collaboré par le passé avec d’autres sites d’extrême-droite ou encore avec des sites du gouvernement russe. Si le nouvel allié de Parler a fait débat, y compris chez ses partisans, il s’inscrit dans la stratégie du Kremlin, qui tente depuis de nombreuses années d’alimenter les divisions politiques aux Etats-Unis.

Parler, qui a révélé avoir plus de 12 millions d’utilisateurs, a poursuivi Amazon lundi dernier après que le géant du commerce électronique et le fournisseur de services dans les nuages aient coupé le service, en invoquant la faible modération des appels à la violence.

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AWS dans la ligne de mire de Parler

Dans une plainte de 18 pages, que The Hill s’est procurée, Parler oppose à Amazon une série de griefs, insistant sur le fait que son retrait d’AWS est politiquement motivé et conçu pour « réduire la concurrence sur le marché des services de microblogging au profit de Twitter ».

Parler demande au tribunal de rendre une ordonnance obligeant, du moins temporairement, AWS à rétablir son compte et à « s’abstenir de suspendre, résilier ou échouer à fournir les services », comme prévu dans le contrat commercial qui lie les deux entités. L’application demande également des dommages-intérêts.

Google et Apple ont également retiré l’application Parler de leurs magasins d’applications respectifs, invoquant une violation des conditions générales d’utilisation et un manque de modération du contenu. Pour rappel, le rôle du réseau social d’extrême-droite a été pointé du doigt ces dernières semaines, alors que de nombreux utilisateurs se sont servis de cette plateforme pour appeler à la violence et glorifier l’attaque du 6 janvier sur le Capitole américain.

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