Le Rassemblement national est en proie au doute – Le Figaro

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RÉCIT – Après le revers du premier tour des régionales, cadres et militants craignent une démobilisation en vue de 2022.

Les yeux ailleurs, les traits fatigués, Marine Le Pen tire machinalement de longues bouffées sur sa cigarette électronique, en coulisse de l’espace François-Mitterrand d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais). Il est 20 h 55. Il faut y aller. Sa prise de parole sur les résultats de ce premier tour des régionales ne peut plus être repoussée. Au risque, sinon, de ne pas être retransmise sur les principales chaînes d’information du pays. Elle s’était engagée à parler dès l’annonce des premières estimations, à 20 heures. Mais les tendances qui lui sont parvenues, dès le milieu d’après-midi, l’ont convaincue de reporter son discours. De quinze minutes en quinze minutes, jusqu’à en atteindre quarante-cinq…

«Il lui fallait le temps d’encaisser, rapporte un de ses proches. Elle était à la fois très déçue et en colère par la faible mobilisation de nos électeurs.» 71 % d’entre eux ayant voté Marine Le Pen lors de la dernière présidentielle ont préféré bouder les urnes, selon l’Ifop. Devant sa garde rapprochée,

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