Le protocole reste inchangé pour la rentrée : un cas positif et la classe ferme – France Inter

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Le gouvernement a tranché à l’issue du Conseil de défense ce mercredi à l’Élysée. Le protocole restera inchangé pour la reprise des cours : au premier cas positif, la classe fermera. Les lycéens réaliseront chaque semaine un autotest, les enseignants en recevront aussi.

Le protocole restera inchangé pour la reprise des cours : au premier cas positif, la classe fermera
Le protocole restera inchangé pour la reprise des cours : au premier cas positif, la classe fermera © AFP / Hans Lucas / Jean-François FORT

Pas de changement. Au premier élève testé positif dans une classe, la direction de l’établissement devra la fermer et renvoyer tous les élèves chez eux pour 7 jours. Le protocole reste donc identique. Cette décision avait été prise fin mars face à une flambée de l’épidémie, et avant la fermeture totale des écoles le 2 avril dernier.

“Ce sera très compliqué pour les parents”, anticipe un proche du Premier ministre. “Ils recevront à 14h un coup de fil leur disant de venir tout de suite chercher leurs enfants, les entreprises vont devoir s’adapter”. Ce protocole risque, en effet, d’aboutir à la fermeture de plusieurs milliers de classe chaque semaine. Car les élèves de primaires vont être testés davantage qu’en mars. 

L’Éducation nationale va distribuer, à partir de lundi, des milliers de tests salivaires dans les écoles primaires, en privilégiant d’abord les “15 à 20 départements, notamment en île de France, où le virus circule davantage”. À court terme, les laboratoires d’analyse seront capables, selon le gouvernement, de traiter un million de tests par semaine. “C’est une bonne nouvelle, se réjouit un proche du Premier ministre. Ça peut sécuriser la rentrée scolaire”

Les lycéens testés chaque semaine

Là où le virus circule le plus, dans les lycées, le protocole sera le même qu’au mois de mars. Mais, désormais, les lycéens devront réaliser des autotests chaque semaine en classe.  “On ne peut pas les laisser se débrouiller seul chez eux, assure un membre de l’exécutif. Il faut qu’ils soient accompagnés, les professeurs seront formés pour superviser ces tests”.

Le gouvernement a conscience que ce dispositif va créer des réticences chez les enseignants, comme chez les élèves. “Mais c’est la seule solution, nous n’avons pas suffisamment d’infirmières scolaires pour faire ça, et on ne va pas créer 500.000 postes demain” ajoute un ministre. 

Le ministre de l’Éducation nationale va demander aux proviseurs “le maximum de discernement” pour que ce soit les professeurs les plus à l’aise qui effectuent ce contrôle en classe. Seuls les élèves de plus de 15 ans seront ainsi testés, selon les recommandations de la Haute autorité de santé, qui interdit pour l’instant ces autotests chez les enfants.

Les enseignants, et même tous les professionnels de l’Éducation nationale, recevront, eux, chaque semaine, deux autotests à réaliser chez soi. C’était une demande forte des syndicats d’enseignants. “Quoi qu’il en soit, rouvrir les écoles, ce n’est pas une décision populaire, admet un proche de Jean Castex. Mais c’est indispensable. Au vu des chiffres épidémiologiques, je comprends que certains se posent la question, mais je pense que l’Histoire nous donnera raison : l’éducation est notre priorité”.

Les élèves des collèges et lycées retrouveront leurs classes en demi-jauge le lundi 3 mai, les écoliers eux effectueront comme prévu leur rentrée ce lundi 26 avril.

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