Le préfet de la Sarthe annonce la fermeture de la mosquée d’Allonnes – BFMTV

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L’activité de ce lieu de culte serait proche de la mouvance islamiste radicale.

La préfecture de la Sarthe a annoncé ce mercredi avoir engagé une procédure de fermeture de la mosquée d’Allonnes, ville populaire de 11.000 habitants près du Mans, où des prêches légitiment un islam radical.

La mosquée d’Allonnes est notamment gérée par deux associations installées dans la ville, le Juste Milieu (AAJM) et l’association Al Qalam. Environ 300 fidèles fréquentent ce lieu de culte.

“Un lieu d’endoctrinement”

Dans un communiqué, la préfecture de la Sarthe justifie sa décision, citant en avant des prêches incitant à “la commission d’actes de terrorisme et le recours à la violence”.

“D’après des éléments recueillis, des prêches et l’activité de ce lieu de culte, fréquenté par des individus appartenant ou proches de la mouvance islamiste radicale, légitiment le recours au jihad armé, la mort en martyr, la commission d’actes de terrorisme et le recours à la violence, la haine et la discrimination ainsi que l’instauration de la charia”, explique-t-elle.

La mosquée d’Allonnes abrite aussi une école coranique “accueillant environ 110 enfants devant lesquels a été valorisé le jihad armé et qui constitue donc un lieu d’endoctrinement”, d’après la même source.

Plusieurs procédures de fermetures enclenchées

Au regard de ces éléments, et à la demande du ministère de l’Intérieur, le préfet de la Sarthe a donc engagé une procédure de fermeture du lieu de culte. Selon une source proche du dossier, cela faisait plusieurs semaines que cette mosquée était dans le viseur des services de renseignements.

Cette procédure intervient également après une interview de Gérald Darmanin dans Le Figaro où il annonçait que “des procédures [étaient] enclenchées pour six [mosquées] dans la Sarthe, en Meurthe-et-Moselle, en Côte-d’Or, dans le Rhône ou encore dans le Gard”. De nouvelles fermetures pourraient donc être annoncées prochainement.

Sur le même sujet

Il y a un an, le 2 octobre 2020, Emmanuel Macron lançait son plan contre “le séparatisme islamiste” lors d’un discours aux Mureaux, dans les Yvelines. Depuis, le ministère de l’Intérieur se félicite que “les 89 lieux de cultes soupçonnés d’être radicaux et répertoriés par les services de renseignement [aient] tous été contrôlés depuis novembre et un tiers sont désormais fermés ou hors d’état de nuire”.

Salomé Robles

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