Le Parlement européen se prononce pour une IA plus éthique

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Le problème est désormais bien connu, si l’intelligence artificielle présente de nombreux atouts, elle comprend aussi certains risques de dérives potentielles. Nous vous avions déjà parlé des biais sexistes de certaines IA de recrutement, ou encore des préjugés racistes souvent dénoncés pour la reconnaissance faciale.

Récemment, la Commission de la culture et de l’éducation du Parlement européen s’est prononcé en faveur d’une résolution visant à encadrer l’intelligence artificielle. Comme l’ont constaté nos confrères d’Euractiv, l’idée est de « réduire les préjugés de genre, sociaux ou culturels dans les technologies ».

En matière d’IA, l’Europe a pris du retard sur les États-Unis et la Chine

Le média en ligne nous apprend ainsi que que cette disposition a été adoptée par 25 voix pour et 4 abstentions. Elle énonce très clairement son objectif :

Pour être éthique, l’IA doit être développée, déployée et utilisée de manière durable et socialement responsable, en suivant une stratégie d’égalité des sexes, en respectant la diversité culturelle, en promouvant la culture numérique, en comblant la fracture numérique et en préservant les droits de propriété intellectuelle.

L’enjeu est de taille au sein de l’Union, alors que la Commission européenne devrait présenter un nouveau cadre législatif sur l’intelligence artificielle au cours du mois d’avril. Les parlementaires estiment donc qu’une IA mieux encadrée « profiterait pleinement aux utilisateurs ».

Autre proposition originale : encadrer les recommandations de contenu fondées sur les algorithmes. Euractiv cite le cas des plateformes de streaming à qui il serait demandé de prendre en compte la diversité culturelle et linguistique européenne.

Ce thème de la régulation de l’intelligence artificielle est suivi de près par le Parlement européen. Ainsi, en janvier dernier, une réunion a déjà été organisée sur ce thème. Là encore, l’idée des échanges était de voir comment bénéficier des apports de ces technologies, tout en prenant en compte les risques importants qu’elles présentent en matière de chômage, de discrimination, ou d’exclusion.

Dans ce secteur hautement stratégique, le vieux continent a pris du retard. Selon une étude de l’Information Technology and Innovation Fondation, l’UE est largement à la traîne derrière les États-Unis et la Chine.

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