Le mystère perdure sur la contamination de Donald Trump au Covid-19 – Paris Match

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Alors que la Maison-Blanche refuse de donner la date du dernier test négatif de Donald Trump, la question sur la date de sa contamination demeure entière.

Quand Donald Trump a-t-il contracté le coronavirus ? Jeudi, à l’antenne de Fox News, Donald Trump a répété que les familles de militaires honorés par la Gold Star pourraient être à l’origine de sa contamination au Covid-19. «Ils veulent me prendre dans leurs bras et m’embrasser. Et ils le font. Et franchement, je ne vais pas leur dire de reculer. Je ne le fais pas. Mais j’ai dit que c’était évidemment dangereux», a assuré auprès de son ami Sean Hannity celui qui ne porte que très rarement un masque en public. «J’ai compris qu’il y avait une chance» d’avoir été contaminé à ce moment, a-t-il complété. «Ils s’approchent parfois à 3 centimètres de mon visage», a poursuivi le milliardaire. L’événement en question a eu lieu le 27 septembre, quatre jours avant qu’il ne soit diagnostiqué positif. Le président américain avait été testé après que sa proche conseillère Hope Hicks avait présenté des symptômes. On ignore les conditions exactes, mais il semble qu’un premier test positif ait été livré rapidement à Donald Trump, qui a tout de même assisté à un dîner de levée de fonds dans le New Jersey en attendant la confirmation par un test PCR, quelques heures plus tard. La Maison-Blanche refuse de donner la date du dernier test négatif de Donald Trump, censé avoir été testé régulièrement ces derniers mois.

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Le lien effectué par Donald Trump entre cet événement et sa contamination risque de faire grincer des dents chez les militaires, déjà échauffés après les révélations, cet été, de «The Atlantic», selon lequel le président américain avait refusé de se rendre au cimetière de Bois-Belleau, en 2018 en France, qualifiant le lieu de «rempli de perdants», c’est-à-dire les soldats tués au combat lors de la Première guerre mondiale. Durant l’élection de 2016, il s’était attaqué à Khizr et Ghazala Khan, dont Humayun Khan a été tué en Irak en 2004 et récompensé par cette médaille majeure. Il n’avait pas apprécié le soutien apporté par son père Khizr à Hillary Clinton lors de la convention démocrate en juillet 2016 et les reproches sur ses propos attaquant les musulmans : «Si vous regardez sa femme, elle se tenait debout là-bas, elle n’avait rien à dire. Elle n’avait probablement pas le droit de dire quoi que ce soit», avait-il lancé.

Un événement “superspreader” à la Maison-Blanche

Est-ce une façon de détourner l’attention d’un autre événement «superspreader», organisé le 26 septembre dernier ? Ce jour-là, Donald Trump nommait officiellement Amy Coney Barrett à la Cour suprême, en succession à Ruth Bader Ginsburg, décédée huit jours auparavant. Lors de la cérémonie, organisée en extérieur dans le Rose Garden mais aussi à l’intérieur, invités et membres de l’administration Trump n’ont pas respecté les gestes barrière ni les consignes de port du masque. Des invités ont été vus en plein serrage de mains ou de bises, dont certains ont été diagnostiqués positifs quelques jours plus tard, à l’image de l’ancienne conseillère de Donald Trump, Kellyanne Conway.

Cet événement a provoqué un tollé au sein de l’université de Notre-Dame, dont le président était présent pour soutenir Amy Coney Barrett, qui y a enseigné. Contaminé au Covid-19, le révérend John Jenkins a présenté ses excuses publiques à ses étudiants, à qui il a imposé de strictes restrictions pour limiter la circulation du virus -mais qu’il n’a visiblement pas respectées lui-même le 26 septembre. Les étudiants ont voté jeudi une résolution pour condamner son attitude : «Il doit y avoir des conséquences appropriées pour toutes les actions en violation de la politique de l’Université, que la personne en question soit un étudiant, un enseignant ou un employé de l’administration…»

Depuis des mois, la Maison-Blanche s’appuie sur des tests rapides, dont la fiabilité est remise en question, plutôt que sur la promotion de mesures prônées ailleurs, comme la distanciation physique et le port du masque. Chris Christie, l’ancien gouverneur du New Jersey qui a aidé Donald Trump à se préparer pour son premier débat face à Joe Biden, a confirmé qu’aucune des personnes présentes dans la salle ne portait de masque. Mais peu importe son hospitalisation -il a passé trois nuits à l’hôpital militaire Walter Reed-, Donald Trump compte bien mettre sa contamination de côté : son médecin Sean P. Conley assuré qu’il pourrait, dès samedi, reprendre ses activités publiques. Le président américain espère organiser un meeting dès samedi en Floride et un le lendemain en Pennsylvanie, deux États d’une importance majeure pour le scrutin du 3 novembre.

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