Le marché vidéo français sous contrôle de la SVOD

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Le DVD touché par la pandémie

Le marché physique a subi de plein fouet la crise du COVID-19 avec la fermeture de la plupart des enseignes. Cette crise arrive au pire des moments pour le DVD et le Blu-ray dont les ventes reculent de trimestre en trimestre. Cette année, le semestre termine à 132,93 millions d’euros de recettes TTC, en repli de 26,8% par rapport à 2019. Sauf sursaut exceptionnel en fin d’année, le marché physique terminera l’année 2020 probablement sous la barre des 300 millions d’euros de recettes TTC. Les sorties directes en VOD et en SVOD, les décalages de sorties en salles sont autant de facteurs impactants qui vont contribuer à freiner une éventuelle reprise du marché DVD.

La VOD dopée par la pandémie

A l’opposé, le marché du streaming n’a jamais été aussi dynamique. Sur les six premiers mois de l’année, le marché VOD progresse de 45,6% à 703,6 millions d’euros TTC. Le marché de la location (TVOD) progresse de 22,4%, celui de l’achat définitif (EST) augmente de 36,4% et celui de l’abonnement (SVOD) gagne 55,6%. La SVOD a largement profité du confinement et continue d’être la locomotive du marché VOD. Selon les chiffres du CNC, la part de marché de la SVOD à fin juin est de 78,8% soit 554,4 millions d’euros. 

Le marché poursuit également sa hierarchisation, avec l’arrivée de Disney+ qui se place en troisième position derrière Netflix et Amazon Prime. Les plateformes américaines confirment leur leadership au moment où le groupe TF1 décide de mettre un terme à 15 ans d’aventures sur le marché de la TVOD. Arte impose sa plateforme et devance Canal, Orange et compagnie. Une preuve de plus de la créativité et de l’habile stratégie numérique de la chaîne franco-allemande.

Il faut maintenant attendre le lancement de Salto pour voir si les streamers américains pourront être challengés. Si le marché VOD garde le même rythme de croissance, il pourrait finir l’année autour de 1,5 milliard d’euros de recettes. Et par la même occasion propulser le marché vidéo total à plus de 1,8 milliard d’euros, un niveau jamais atteint au cours de la décennie. 

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