Le gouvernement allemand condamne les exactions commises à Berlin lors de la manifestation «anticorona» – Le Figaro

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Le ministre allemand de l’Intérieur a dénoncé dimanche 30 août comme «inacceptables» les dérapages observés la veille à Berlin lors d’une grande manifestation contre les restrictions liées à la pandémie de Covid-19, avec des dizaines d’interpellations et une tentative de siège du Parlement national.

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Voir notamment des «extrémistes et des fauteurs de troubles» tenter de pénétrer de force dans la bâtiment du Reichstag, siège de la chambre des députés et «centre symbolique de notre démocratie» est «inacceptable», a prévenu Horst Seehofer, dans l’édition dominicale du quotidien Bild. Le Reichstag, où se réunissent les députés allemands en session plénière, a une forte charge symbolique en Allemagne. Le bâtiment et sa célèbre coupole avaient été incendiés en 1933 par les nazis, dans un acte perçu comme destiné à mettre à genoux ce qui restait de la démocratie allemande de l’entre-deux-guerres. Les images montrant plusieurs centaines de protestataires forcer des barrières et un barrage de police pour monter sur les marches du célèbre bâtiment ont créé un choc en Allemagne.

Le président allemand a dénoncé une «attaque contre le coeur de notre démocratie».

«Nous ne pouvons pas être partout présents et c’est précisément ces faiblesses dans le dispositif qui sont utilisées, dans ce cas pour franchir les barrières de sécurité afin de parvenir aux marches du Reichstag», s’est justifié un porte-parole de la police locale, Thilo Cablitz.

Après la demande de dispersion du défilé, les manifestants étaient restés sur place, criant «résistance!», puis «nous sommes le peuple!», un slogan employé par l’extrême droite. Ils ont à plusieurs reprises chanté l’hymne national allemand. La foule était très mélangée, de toutes classes d’âge, y compris des familles avec des enfants en bas âge. L’événement a rassemblé des «libres penseurs», militants antivaccins, conspirationnistes ou encore sympathisants d’extrême droite.

Au total, quelque 38.000 personnes selon les autorités ont participé en majorité dans le calme à la manifestation au cours de laquelle les organisateurs ont appelé «à la fin de toutes les restrictions en place» pour combattre le nouveau coronavirus. Auparavant, la police avait interrompu un défilé, faute de respect des gestes barrières.

D’autres manifestations similaires – et nettement moins conséquentes – ont eu lieu samedi. Notamment à Londres où un millier de manifestants appelant à «la fin de la tyrannie médicale» se sont retrouvés sur le Trafalgar Square, tandis qu’à Zurich, ils étaient plus d’un millier selon la police à réclamer «un retour à la liberté».

À Paris, 200 à 300 personnes ont protesté contre le port du masque obligatoire. Sophie, une Parisienne proche de la cinquantaine, est venue manifester pour «la liberté de choisir»: «Je suis simplement une citoyenne en colère contre les mesures liberticides qui n’ont aucune justification médicale».

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