Le frère de Boris Johnson annonce sa démission du gouvernement – Le Monde

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Député depuis 2010, Jo Johnson avait été nommé au gouvernement bien qu’il soit favorable à un deuxième référendum sur le Brexit, contrairement à son frère.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 13h17, mis à jour à 14h36

Temps de Lecture 1 min.

Jo Johnson à son arrivée au 10 Downing Street, à Londres, le 4 septembre 2019.

Jo Johnson, le frère du premier ministre britannique, Boris Johnson, a annoncé, jeudi 5 septembre, qu’il quittait ses fonctions de ministre d’Etat des universités et de la science et de député d’Orpington, district au sud-est de Londres. Favorable à un deuxième référendum sur le Brexit, alors que son frère veut une sortie de l’Union européenne (UE) au plus vite, il a déclaré sur Twitter placer l’« intérêt national » avant la « loyauté familiale ».

« Ce fut un honneur de représenter Orpington pendant neuf ans et de servir comme ministre sous trois gouvernements. Ces dernières semaines, j’ai été déchiré entre la loyauté à l’égard de ma famille et l’intérêt national. C’est un dilemme insoluble et il est temps que d’autres prennent ma place de député et [de] ministre. »

Comme le souligne le quotidien britannique The Guardian, on ne sait pas si sa démission est effective dès aujourd’hui, ou si elle prendra effet lors des prochaines élections et signifierait qu’il n’entend pas briguer un nouveau mandat parlementaire.

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Il avait voté pour le maintien dans l’UE

Jo Johnson, 47 ans, ancien journaliste au Financial Times après avoir travaillé dans la banque d’investissement Deutsche Bank, avait démissionné en novembre 2018 du gouvernement de Theresa May, opposé à l’accord de retrait qu’elle avait négocié avec l’Union européenne. Il avait voté pour le maintien dans l’UE lors du référendum de juin 2016 et avait déploré au moment de cette première démission « le choix laissé au peuple britannique », entre un accord qui « affaiblirait économiquement » le pays, et une sortie sans accord, qui infligerait des « dommages indicibles » au Royaume-Uni.

Or son grand frère Boris, 55 ans, déterminé à faire sortir son pays de l’Union européenne d’ici au 31 octobre, envisage ce « no deal ». Il refuse notamment de demander un nouveau report du Brexit, comme veulent le lui imposer les députés si aucun accord de Brexit n’est trouvé d’ici au 19 octobre, soit juste après le prochain Conseil européen. Les députés ont voté mercredi soir une proposition de loi en ce sens, elle est examinée jeudi à la Chambre des lords.

Il n’est pas le seul membre de la famille à avoir des opinions divergentes de celles de son frère : leur sœur, Rachel, avait fait campagne lors des élections européennes pour le parti anti-Brexit Change UK. Elle n’avait pas été élue. Quant à leur père, Stanley, il fut député conservateur européen de 1979 à 1984 et a voté contre le Brexit au référendum de 2016.

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