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Le déraillement d’un TGV près de Strasbourg cause une vingtaine de blessés, dont un grave – Le Monde

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Un hélicoptère de la gendarmerie près du TGV qui a déraillé au nord de Strasbourg, jeudi 5 mars.

Un hélicoptère de la gendarmerie près du TGV qui a déraillé au nord de Strasbourg, jeudi 5 mars. PATRICK HERTZOG / AFP

Le déraillement d’un TGV reliant Strasbourg à Paris, jeudi 5 mars à 7 h 45, aux environs de Saverne (Bas-Rhin), a fait 22 blessés dont un grave, a rapporté la préfecture du Bas-Rhin.

Selon la SNCF, le chef de bord a subi un « traumatisme dorsal » et a été transporté en hélicoptère dans un hôpital de Strasbourg. Dans un communiqué, la préfecture précise que le bilan provisoire « fait état d’un blessé en urgence absolue » et « de vingt et un blessés pris en charge en urgence relative ».

La préfecture précise que 348 passagers étaient à bord lors du déraillement, entre Ingenheim et Saessolsheim, à une vingtaine de kilomètres au nord de Strasbourg. Elle ajoute qu’une centaine de pompiers sont mobilisés, et que le plan nombreuses victimes (NOVI) a été activé. Selon un autre communiqué de la préfecture, le parquet de Strasbourg a ouvert une enquête. Des bus doivent évacuer « le reste des passagers ».

La motrice de ce TGV ainsi que les quatre voitures de tête sont sorties de la voie, selon un porte-parole de la SNCF. Mais « le conducteur a réussi à actionner le dispositif de freinage d’urgence afin de mettre en sécurité les voyageurs », a-t-il expliqué, alors que le train roulait à 270 km/h.

Le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) a été saisi « pour que toute la lumière soit faite sur le déraillement », a écrit sur Twitter Jean-Baptiste Djebbari, le secrétaire d’Etat aux transports. Le PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, est attendu sur place.

« Glissement de terrain »

Sur son compte Twitter, la SNCF a publié plusieurs messages sur les circonstances de l’accident, évoquant un « glissement de terrain très important », photo à l’appui. Elle précise également qu’une enquête interne a été « immédiatement déclenchée ». « Les circulations ferroviaires entre Paris et Strasbourg ne sont pas interrompues et l’ensemble des TGV est détourné par les lignes classiques entre Vendenheim et Baudrecourt », écrit-elle encore.

« Le choc a été extrêmement violent, nous roulions à pleine vitesse », rapporte Mathieu Schweyer, un passager du train, dans les Dernières Nouvelles d’Alsace (DNA). « La rame a décollé, on a raclé le talus pendant trente secondes à une minute. Notre wagon est resté à peu près stable et s’est posé sur le talus. »

Interrogée par France Bleu Alsace, une passagère de la voiture de tête de ce train qui avait quitté la gare de Strasbourg à 7 h 19 a expliqué qu’il y avait eu « un très fort choc soudain » et des « impacts sur les vitres ». « Le train a freiné, est sorti du rail, ne s’est pas couché, mais est penché », a-t-elle détaillé, précisant qu’il n’y avait pas de blessé dans son wagon, mais que les passagers avaient « été bien secoués ».

Selon les DNA, la salle polyvalente du village d’Ingenheim s’apprête à accueillir les blessés légers.

Un déraillement avait déjà eu lieu en novembre 2015 dans le Bas-Rhin, lorsqu’un TGV d’essais effectuant le dernier test sur le tronçon de la ligne à grande vitesse qui relie Paris à Strasbourg avait déraillé à Eckwersheim, faisant 11 morts parmi les 53 personnes à bord.

Le Monde

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