Ces dernières années, les banques en ligne, néo-banques et autres comptes simplifiés ont envahi le paysage bancaire français. Mikaël Ptachek, responsable de la practice fintech chez KPMG, affirmait en août dernier qu’il était « peu probable que nous comptions encore 18 [banques mobiles] à un horizon de cinq ans. Il va y avoir un mouvement de consolidation ». Sa prédiction semble être sur le point de se réaliser.

C-zam, victime de guerre ?

Le compte C-zam serait-il le premier à faire les frais de cette course à la taille critique ? En deux ans et demi, cette offre bancaire simplifiée rattachée à Carrefour Banque a enregistré des résultats bien en deçà des attentes du groupe. Si elle avait connu un démarrage en trombe sur les 6 premiers mois suivants son lancement (90 000 comptes ouverts), elle a depuis stagné pour franchir le cap des 120 000 clients il y a quelques mois seulement.

C-zam a pourtant quelques arguments convaincants : un coffret vendu au prix unitaire de 5€ donne accès un compte courant et une carte bancaire, puis une cotisation mensuelle de 1€ pour assurer la tenue du compte. Cette offre est accessible à tout le monde, sans condition de revenus, et ne nécessite que quelques minutes pour être activée.

Malheureusement, Carrefour n’a pas été en mesure de reproduire le succès de son rival direct, le Compte Nickel. Celui-ci a enregistré plus de 200 000 demandes d’ouvertures de compte en seulement 2 mois, et il culmine aujourd’hui à 1,4 million de clients à son actif. Nos confrères de BFM TV résument assez bien l’opération de Carrefour : « le pari est raté ». Un échec que le géant de la distribution voudrait rapidement oublier, en cédant l’activité « au plus offrant ».

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