Le cloud computing, ou la généralisation de l’informatique à la demande, une définition

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En moins d’une décennie, le cloud computing s’est généralisé comme infrastructure des services informatiques à la demande. Il peut être privé, public, hybride ou multicloud. Il peut se limiter aux applications, aux plateformes de développement ou recouvrir toute l’infrastructure d’un système d’information.

Le cloud computing, ou la généralisation de l’informatique à la demande, une définition

Le cloud computing, ou informatique “en nuage”, permet de fournir, à partir de pools de ressources partagés, divers services informatiques : machines virtuelles pour du calcul à la demande, stockage de données, bases de données, mise en réseau, logiciels systèmes et plateformes de développement, ou diverses applications à la demande (“as a service”). Ces services sont exécutables à partir d’un simple navigateur web, sans charger préalablement de module logiciel sur le poste de travail. Ils sont payables (ou facturables en interne) en fonction de leur utilisation (durée, fonctionnalités, volume de données, etc.), à la hausse ou à la baisse.

Dans le cas de la virtualisation, un utilisateur accède à un même “pool” de ressources : chaque machine virtuelle (VM, virtual machine) fonctionne de façon autonome en partageant, grâce à des hyperviseurs, les ressources d’une seule machine hôte (serveur principal). C’est une technologie permettant de créer plusieurs environnements simulés, ou ressources spécialisées, à partir d’un seul système physique.

Alors qu’un cloud constitue un environnement en soi, un ensemble de logiciels, généralement sous Linux, pour des systèmes nus, de virtualisation ou de conteneurs. Il permet de dissocier, regrouper et partager des ressources évolutives sur un réseau et d’exécuter des charges de travail (workloads) dans un environnement de son choix, selon le besoin.

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Cloud privé, public, hybride et multicloud

Le cloud revient donc à introduire une couche logicielle (souvent open source, comme Open Stack) qui apporte à l’utilisateur une indépendance entre des environnements qui peuvent être internes, dans un datacenter de son entreprise ou chez un hébergeur (cloud privé), ou sur un cloud dit “public”, comme Amazon Web Services, Google Cloud Platform, Microsoft Azure, Oracle Cloud ou, en France, OVHcloud, etc.

Aujourd’hui, il est devenu relativement aisé de mêler les deux – privé et public : c’est le cloud hybride ; ou de faire appel à plusieurs cloud publics en parallèle : c’est le multicloud.

Les ressources virtuelles d’un cloud sont allouées dans des pools centralisés. L’infrastructure délivre donc des services à la demande, sur “catalogue”. Elle est très automatisée afin de fonctionner en permanence, 24 heures sur 24, en libre-service. Elle reste néanmoins toujours contrôlable par des administrateurs.

Ainsi, par définition, un cloud reste toujours accessible à partir d’une connexion réseau via un portail (https://). Son catalogue, ou référentiel de ressources informatiques, doit pouvoir être approvisionné rapidement et quasi automatiquement – et doit croître facilement à l’échelle (“scalability”) et à la demande. On parle d’approvisionnement dynamique des “pools de ressources”.

Le cloud computing présente les avantages économiques de la virtualisation, c’est-à-dire une utilisation très optimisée des ressources de serveurs physiques : moins de consommation d’énergie, moins de refroidissement, moins d’espace occupé et beaucoup d’automatisation.

Le cloud public relève des dépenses “OpEx” : coût opérationnel, à l’usage, sans investissement dans les systèmes, ni licences logicielles. Le cloud privé, conduisant à conserver les données en interne, suppose d’investir (CapEx) dans les systèmes (serveurs, baies de stockage, routeurs réseau, etc.) et le logiciel.

IaaS, Paas et SaaS

En termes de services, le cloud est découpé en trois familles principales :

  1. Des services d’infrastructure “as a service” (IaaS), qui recouvrent les accès réseaux vers des unités de stockage, vers internet et les opérateurs télécoms. Les géants du cloud (ou “hyperscalers”) poussent cette logique jusqu’au concept de “serverless” (abstraction de la couche “serveur”).
  2. Des services de plateformes de développement “as a service” (PaaS) où les machines virtuelles, étant isolables, sont très utiles pour du développement d’applications (de quelques jours à plusieurs semaines ou mois, à la demande) ou pour le test de nouveaux environnements de production informatique (dont ceux dits “cloud native”).
  3. Des services d’applications à la demande, ou Software as a service (SaaS). Ce sont toutes ces applications accessibles de partout à partir d’une simple connexion internet, telles que Salesforce (relation clients, marketing), mais aussi les applications de messagerie collaborative (Microsoft 365, Slack, etc.), de gestion de RH (Workday, etc.).

Il existe aussi des spécialisations de services dérivés, comme les databases as a service (ou cloud database), ou le mBaaS (mobile back-end as a service), ou encore la telephony as a service (ou cloud calling).

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