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Le classement ZDNet des meilleurs P-dg de la décennie

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Le classement ZDNet des meilleurs P-dg de la décennie

Choisir le meilleur CEO de la décennie dans le secteur des technologies n’est pas chose aisée pour plusieurs raisons. La principale étant la durée. En effet, les P-dg restent rarement une décennie entière. Malgré tout, un certain nombre d’entre eux ont eu un impact significatif dans le domaine de la technologie, ainsi que dans leurs propres entreprises. Voici notre classement.

Pour commencer, un mot sur la méthodologie. Nous avons analysé toutes les données des entreprises, de la croissance économique à la satisfation client, en passant par la vision et le leadership. Nous voulions retenir des candidats restés au moins six ans à la barre. Heureusement pour nous, nombre d’entre eux ont commencé en 2014.

Nous n’oublierons pas non plus les indétrônables qui méritent d’être mentionnés. Difficile en mélangeant tout ça d’obtenir un Grand Chelem. En outre, l’entreprise la plus influente de la décennie en termes de technologie – Amazon Web Services – a un PDG qui a commencé en 2016, et est dirigé par un certain nombre hauts cadres.

Or, AWS est une filiale d’Amazon, sa société-mère qui est beaucoup plus importante. Et quand on dit plus importante, on parle de revenus. AWS représente la majeure partie du résultat d’exploitation d’Amazon. Mais on s’écarte du sujet. Voici notre liste des meilleurs PDG de la décennie et pourquoi ils se démarquent.

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L’équipe d’AWS : Jeff Bezos, P-dg d’Amazon, Andy Jassy, P-dg d’AWS, et Werner Vogels, directeur technique d’AWS

 

AWS illustre bien le fait que le cloud est un sport d’équipe. En effet, on ne peut pas créditer une seule personne pour le succès d’AWS. Bien sûr, Jeff Bezos, P-dg d’Amazon, a lancé ce projet avec l’ADN du géant du e-commerce, l’obsession du client. Mais Jassy, P-dg d’AWS, est à la barre de l’entreprise dont il prend la direction en 2016.

Et Vogels, le directeur technique, en est le visionnaire en terme de technologie. Clin d’œil également à Adam Selipsky, chef d’exploitation d’AWS avant son départ en 2016 pour devenir P-dg de Tableau.

Bien qu’il soit difficile d’inscrire AWS sur notre liste de P-dg (Besos ou Jassy ?), on ne peut nier qu’elle a changé la manière de fonctionner des entreprises. Le Cloud-first est devenu une véritable stratégie. Et de ce point de vue AWS a été la première entreprise à sortir des sentiers battus. Elle a rallié les développeurs, et est désormais un géant qui s’étend au-delà de l’infrastructure, du stockage et du calcul pour s’intéresser au machine learning, à l’intelligence artificielle, aux bases de données, et à la réalité augmentée et même à son propre silicone.

En 2010, exploiter son infrastructure en utilisant le Cloud était plutôt saugrenu. En 2019, le Cloud est la base à partir de laquelle tout fonctionne. Et le changement de point de vue est principalement dû à AWS. Sur la période des neufs derniers mois, qui se terminait le 30 septembre, AWS a dégagé un bénéfice de 6,6 milliards de dollars sur un chiffre d’affaires de 25,07 milliards. Pour le contexte, les activités e-commerce d’Amazon en Amérique du nord ont générées un bénéfice de 5,13 milliards de dollars sur un chiffre d’affaires de 117,1 milliards de dollars au cours de la même période.

Chiffres d’affaires annuels d’AWS :

  • 2018 : 25,65 milliards de dollars
  • 2017 : 17,46 milliards de dollars
  • 2016 : 12,2 milliards de dollars
  • 2015 : 7,88 milliards de dollars
  • 2014 : 4,64 milliards de dollars
  • 2013 : 3,1 milliards de dollars

L’agent du changement, Satya Nadella, P-dg de Microsoft

Microsoft a commencé la décennie comme une société qui avait peut-être perdu une partie de son influence. Aujourd’hui, Microsoft a sans aucun doute regagné de la valeur pour le monde de l’entreprise puisqu’elle fait évoluer Azure, s’appuie sur Office et devient un acteur majeur dans d’autres domaines, comme les logiciels de gestion de la relation client. Mais vous avez dû le remarquer, il manque quelque chose : Windows.

Nadella a succédé à Steve Ballmer en 2014, à un moment où l’entreprise n’était pas exactement en crise mais avait besoin de se concentrer. Nadella a apporté un focus, affiné sur Azure, acquis LinkedIn, et a fait de la productivité l’objectif de l’entreprise. Il a également beaucoup contribué à la refonte de la culture Microsoft.

Nadella a également fait passer Microsoft d’une entreprise qui tourne autour de Windows à une entreprise multi-plateforme. Microsoft est même aujourd’hui un grand fournisseur open-source ! Nadella s’est rapidement rendu compte de ce que Microsoft pouvait réaliser sur mobile, abandonnant (en grande partie) les smartphones au profit d’applications Microsoft disponibles partout. On pourrait même dire qu’Office est meilleur sur iOS et Android que sur Windows…

Bien que la mort du PC soit annoncée depuis des années, la gamme Surface de Microsoft a changé les règles et forcé les fabricants de PC à relever le niveau, tout en générant des revenus. Mais surtout, Microsoft est aujourd’hui un contrepoids non négligeable à la domination d’AWS en entreprise.

Nadella a également permi une solide croissance. Pour l’exercice 2015, Microsoft a déclaré un chiffre d’affaires de 93,58 milliards de dollars. Pour l’exercice 2019, le chiffre d’affaires était de 140,35 milliards de dollars, et les prédictions pour 2020 annoncent 156,3 milliards de dollars.

AMD les revenant : Lisa Su, P-dg d’AMD

Toujours parmi ceux qui sont devenus CEO en 2014, Lisa Su a su imposer un véritable défi à l’hégémonie d’Intel, concurrent absolu d’AMD. Les processeurs Eypc et Zen commencent à faire sentir leur impact sur les plates-formes de Cloud computing et à faire leur retour sur le marché des ordinateurs portables de haut niveau.

A la fin de la décennie, AMD est dans sa meilleure position depuis le début du siècle avec les puces Athlon. Peu d’entreprises peuvent se vanter de disposer d’un ordinateur et d’un GPU aussi performants, et à mesure que le monde avance dans le machine learning et l’IA, cette combinaison pourrait s’avérer puissante.

Pour l’entreprise, la résurgence d’AMD est un signe encourageant. Pourquoi ? AMD offre une deuxième option à Intel et Nvidia. Mention à Su pour avoir mis en place au cours des cinq dernières années la stratégie d’AMD pour faire face à la concurrence lors de la décennie à venir.

Le roi de la valeur, Marc Benioff, vice-président de Salesforce

Marc Benioff, vice-président de Salesforce, est un autre pionnier du Cloud, qui a su se développer tant de manière organique que par acquisitions. Mais sa plus grande contribution est probablement sa vision.

Benioff a été parmi les premiers à :

  • faire passer le client avant tout
  • considérer la confiance comme un actif de l’entreprise
  • élaborer une vision sociale pour les entreprises.

Salesforce est devenu un incontournable pour l’entreprise et sa stratégie de croissance s’articule désormais autour de la vente de plusieurs Clouds. Salesforce est passée d’une société de CRM à un référentiel de données clients qui permet aux entreprises de se transformer numériquement. Salesforce touche désormais l’analyse (Tableau et Einstein), la transformation basée sur le client (Customer 360), les Clouds spécifiques à certains secteurs, et l’intégration (MuleSoft).

Mais le volet social pourrait s’avérer être l’héritage ultime de Benioff. Les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) sont en train de devenir un mantra à Wall Street, et une catégorie d’investissement importante. Benioff a écrit dans son récent livre Trailblazer : « Beaucoup d’entreprises parlent de valeurs, mais en période de crise, alors qu’elles sont primordiales, les dirigeants oublient souvent de les appliquer. Ils voient en fait les valeurs comme un luxe hors de prix. »

Benioff doit sa valeur à la croissance des ventes de Salesforce, qui a doublé entre 2017 et 2020.

La transition par le Cloud, Shantanu Narayen, P-dg d’Adobe

Aujourd’hui, Adobe est considéré comme un facilitateur de transformation numérique dans le Cloud. Il y a dix ans, Adobe s’appuyait sur sa Creative Suite et ses revenus de licences et était considéré comme un acteur de niche.

Narayen, l’un des rares P-dg à avoir travaillé pendant une décennie entière, a défini les grandes lignes de la transition des entreprises de logiciels vers le Cloud. Sa voie a été suivi de nombreuses fois.

Passer par le Cloud semble évident aujourd’hui, mais Adobe a pris son envol. Quand Adobe a acheté Omniture en 2009, Narayen a défini une vision où les clients fusionneraient le contenu, les retours, les données et l’engagement. Aujourd’hui, Adobe est un facilitateur d’expériences clients, d’analyses et de marketing, et un fournisseur d’entreprise incontournable.

La main de fer, Safra Catz, P-dg d’Oracle Corp

Safra Catz est devenue vice-présidente d’Oracle en 2014 avec Mark Hurd et Larry Ellison en est devenu le fondateur. Pour mesurer l’impact de Catz, il vous suffit d’écouter les conférences téléphoniques sur les résultats d’Oracle au cours de la dernière décennie. Pour faire simple, Catz est la main de fer qui fait que tout fonctionne bien. C’est aussi à elle que Wall Street s’adresse lorsqu’Ellison se déchaîne, comme ici, ici ou ici.

En outre, Catz a expliqué la transition d’Oracle vers le Cloud et le modèle de services. Oracle traverse une période de transition, mais il ne fait aucun doute que l’entreprise est entre de bonnes mains.

Le successeur, Tim Cook, P-dg d’Apple

En plus d’exploiter l’iPhone depuis une dizaine d’années, Tim Cook, P-dg d’Apple, est connu pour le lancement de l’Apple Watch, mais aussi pour amener son entreprise à faire la transition vers une ère de services, alors que la croissance matérielle ralentit. La grande question qui se pose maintenant est comment Apple parviendra à créer un iPhone à la pointe de la technologie. Apple Watch et Airpods ne suffiront pas, et il n’est donc pas improbable qu’on voit arriver des “smart glasses” ou “Apple cars” d’ici quelques années.

Ce qu’on ignore par contre, c’est son engagement envers les entreprises. Pourtant, Tim Cook a conclu des ententes pour des applications avec IBM, Cisco, SAP et Accenture, et il a fait une foule de démarches pour s’installer dans le domaine de la santé. Aujourd’hui, Apple est devenu un élément de base important pour les entreprises, et on peut créditer Tim Cook pour ça. Ce titre IBM CIO: Mac users perform better, more engaged than Windows users (“Les utilisateurs de Mac sont plus performants et plus engagés que les utilisateurs de Windows”) n’aurait pas été possible il y a dix ans.

Le maître des ventes, Bill McDermott, ancien P-dg de SAP

Contrairement à de nombreux P-dg figurant sur cette liste, Bill McDermott avait presque une décennie exacte à évaluer. Il est devenu co-directeur général de SAP en février 2010 et est parti en octobre de cette année. Il a recentré SAP sur ses clients et a reconnu que l’avenir du logiciel d’entreprise est le Cloud. De toute évidence, il a consacré beaucoup d’argent aux acquisitions, dépensant environ 70 milliards de dollars pour une série d’opérations visant à faire passer SAP du simple progiciel de gestion intégré à un ensemble plus large d’offres concernant l’expérience client, les ventes et la livraison.

Au moins tout aussi important, il a fait passer SAP d’une société axée sur les logiciels “sur site” d’une entreprise, à un modèle générant des revenus réguliers et reproductibles grâce au Cloud computing. Il reste encore beaucoup à faire pour rendre la gamme de produits SAP plus compréhensible, et bien qu’elle soit toujours considérée par beaucoup comme large et coûteuse, McDermott a donné à ses successeurs une base solide pour travailler.

Le roi de la transformation, Michael Dell, P-dg de Dell Technologies

Michael Dell a commencé la décennie en tant que P-dg d’une entreprise qui avait besoin d’être transformée pour se diversifier en s’éloignant des ventes de PC et de serveurs. Il a terminé la décennie avec une entreprise qui est un conglomérat de technologie d’entreprise rivalisant avec IBM avec la propriété d’EMC, VMware, et une foule d’autres unités.

En 2013, Dell a rendu son entreprise privée. En 2015, Dell a acquis EMC pour 67 milliards de dollars. Ce qui lui a permis à Dell de devenir propriétaire de VMware, qui est maintenant au cœur de la plate-forme de Cloud computing de Dell Technologies. Aujourd’hui, Dell Technologies est de nouveau public et prévoit d’être un moteur de transformation numérique, notamment en ce qui concerne les développements de l’informatique de pointe.

L’indépendant Pat Gelsinger, P-dg de VMware

Pat Gelsinger termine la décennie avec un nouveau patron (Michael Dell au lieu de Joe Tucci, d’EMC). Mais ce qui n’a pas changé, c’est son engagement à garder VMware comme société indépendante, et à poursuivre sa transformation d’éditeur de logiciels de virtualisation en fournisseur de services cloud. En reprenant l’entreprise en 2012, Pat Gelsinger avait conclu des partenariats stratégiques avec AWS, Google, IBM, Oracle, Nvidia, Nokia et d’autres, bien qu’ils n’aient pas d’incidence directe sur les résultats financiers. Il a également fait des acquisitions stratégiques pour aider à réaliser sa vision de « n’importe quel appareil, n’importe quelle application, n’importe quel Cloud ».

VMware a renforcé son offre mobile avec l’acquisition de Wandering WiFi (AirWatch) et Apteligent. En 2018, l’entreprise rachète E8 Security et annonce en août 2019 son intention d’acheter la société de cybersécurité Carbon Black. Les plans de Pat Geslinger en matière de Cloud computing ont été marqués par des acquisitions telles que Heptio, Bitnami, Avi Networks et Pivotal (également détenue par Dell dans le cadre de son acquisition d’EMC).

Au cours de la prochaine décennie, VMware devra sans aucun doute faire face à la concurrence de poids lourds technologiques tels que Microsoft, IBM et Oracle, qui sont également en phase avec le Cloud, et de nouvelles technologies comme Kubernetes, qui pourraient réduire la demande d’installations sur site de vSphere, le logiciel de virtualisation de VMware. Mais, avec une croissance à deux chiffres de son chiffre d’affaires, une trésorerie de 2 milliards de dollars et des flux de trésorerie disponibles attendus de 3,57 milliards de dollars pour l’exercice 2020, Pat Gelsinger a placé VMware dans une excellente position de départ.

La stabilisatrice Meg Whitman, ancienne P-dg de HP et HPE

Lorsque Meg Whitman, ancienne chef d’eBay, a repris Hewlett-Packard en 2011, elle était la huitième P-dg de HP en seulement 12 ans, et l’entreprise informatique était en crise. En 2010, Mark Hurd a démissionné dans la controverse. Le prédécesseur immédiat de Whitman, Leo Apotheker, a été congédié par le conseil moins d’un an après avoir pris la barre. HP ne gagnait plus assez, et ses actions étaient en chute libre – en baisse de 25 % sur une seule journée en août 2011.

Meg Whitman doit alors redresser un navire en plein naufrage après une série de faux pas, y compris la réduction des budgets de R&D, un lancement de tablette raté avec le TouchPad, l’achat de Autonomy pour 10 milliards de dollars (une prime de 79 % et un accord critiqué par les analystes pour son prix trop élevé), la décision d’abandonner la vente des périphériques webOS (HP venait de payer 1,2 milliards de dollars pour Palm en 2010), et le plan pour vendre la division PC d’HP.

Meg Whitman a presque immédiatement abandonné les plans de vente de l’activité PC, notant à l’époque que l’unité était trop étroitement liée au reste de l’entreprise et que les coûts de la séparation étaient trop élevés.

Elle s’est lancée dans un plan de restructuration des activités PC et imprimantes, entraînant plus de 45 000 suppressions d’emplois jusqu’en 2014, et a abouti à la scission de HP en deux sociétés cotées en bourse : Hewlett Packard Enterprise (HPE) et HP Inc. en 2015. Meg Whitman est alors présidente du conseil d’administration de HP Inc et P-dg de HPE. Elle a quitté le conseil d’administration de HP en 2017 et a quitté son poste de P-dg de HPE en 2018. Depuis son départ, ni HP ni HPE n’ont retrouvé la gloire de l’ancienne Hewlett-Packard (Xerox pousse même un rachat de HP). Pourtant, elle mérite une place sur cette liste pour avoir maintenu à flot ce navire à la dérive.

La transformation d’un géant avec Ginni Rometty, P-dg d’IBM

IBM cherche encore son chemin pour retrouver ses jours de gloire passés, alors qu’il était beaucoup plus grand que toutes les entreprises de technologie comme Microsoft, Apple, et Google, aujourd’hui bien au-dessus. Le chiffre d’affaires d’IBM est en baisse depuis 2012, avec seulement une légère hausse en 2018. La décennie de Rometty est néanmoins remarquable par la différence entre l’IBM de 2010 et celui d’aujourd’hui.

L’intelligence artificielle (sous la forme de son logiciel Watson), le Cloud et peut-être même le blockchain seront les clés de la stratégie d’IBM. Le gros pari de Ginni Rometty – 34 milliards de dollars – est d’acheter Red Hat et de l’utiliser comme un moyen d’orchestrer tous les différents services de Cloud computing que les entreprises voudront utiliser. Bien que la transaction n’ait été conclue qu’en juin, Rometty devra rapidement montrer comment elle va donner un coup de pouce à IBM.

L’histoire sans fin de Ren Zhengfei, fondateur et P-dg de Huawei

Maintenant dans sa quatrième décennie à la tête du géant chinois, Ren Zhengfei a fait sortir dans les années 2010 Huawei de l’arrière-boutique de l’équipement des opérateurs télécoms pour s’installer dans la salle d’exposition des smartphones premium et pour s’implanter dans le domaine des data center. En tête d’affiche des difficiles relations commerciales entre les États-Unis et la Chine, l’entreprise dispose maintenant d’appareils sans composants américains. Elle travaille dur sur son propre système d’exploitation.

Globalement, Huawei est un géant du réseautage. L’interdiction du déploiement de la 5G dans certains pays n’a pas freiné l’entreprise, même si des questions subsistent quant à la structure de son actionnariat et à ses liens étroits avec Pékin. Pour sa part, Huawei nie toute implication et poursuivra en justice ceux qui ont inventé de toutes pièces ces affaires.

Source : ZDNet.com

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