Le choix du CSA pour le prochain président de France Télévisions se précise – Le Monde

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La présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, à Paris, en septembre 2019.

Avant vendredi soir 24 juillet, on saura qui les membres du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) auront convenu d’installer à la tête de France Télévisions pour les cinq prochaines années. Décideront-ils de renouveler Delphine Ernotte dans les fonctions qu’elle occupe depuis 2015, évitant ainsi au groupe public de passer, comme à chaque nouvelle nomination, par de longs mois de doutes et d’instabilité ? Ou choisiront-ils de lui destiner un nouveau dirigeant, dont les idées ou l’énergie les aura séduits ?

A la lecture des projets des huit prétendants au mandat, accessibles sur le site du CSA depuis le 15 juillet, peu d’éléments permettaient de les distinguer radicalement. Entre la nécessité d’accélérer la transformation numérique, le désir de développer des programmes plus culturels ou davantage soucieux d’Europe, l’exigence de s’adresser aux publics de tous âges, l’obligation d’offrir une information de référence, l’ambition de travailler en synergie avec les autres entités de l’audiovisuel public (en particulier Radio France)…, les grandes lignes étaient souvent similaires, conformes aux ambitions déclarées de l’exécutif pour l’audiovisuel public.

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Découpées en deux parties d’une heure chacune (une publique, une à huis clos), les auditions menées lundi 20 et mardi 21 juillet par Roch-Olivier Maistre, le président du CSA, auront toutefois permis de rendre plus saillantes les forces et les faiblesses de chacun. Après un exposé de trente minutes maximum, les candidats affrontaient les questions des conseillers, et leur aisance à y répondre a donné quelques indications sur leur aptitude à endosser la responsabilité d’une entreprise de 9 600 salariés et un peu moins de 3 milliards d’euros de budget. Un exercice dans lequel, sans surprise, les trois favoris supposés ont confirmé leur statut.

Davantage de « programmes de service public »

La partie n’a cependant paru gagnée pour aucun d’entre eux : ni pour Delphine Ernotte, 53 ans, ni pour Christopher Baldelli, 55 ans, ancien patron de RTL et de M6, ni encore pour Jean-Paul Philippot, 60 ans, patron de la RTBF (Radio-Télévision belge francophone) depuis dix-huit ans. Auditionné lundi, en fin d’après-midi, le dirigeant belge a développé un projet des plus consensuels, destiné à emmener « France Télévisions dans le XXIe siècle », mais sans précipitation. Son expérience de dirigeant lui a appris, a-t-il plusieurs fois répété, l’humilité et la patience : « On ne libère l’énergie créatrice que lorsqu’on embarque [les gens] », a-t-il ainsi défendu.

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