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L’Association des maires, tremplin politique pour un François Baroin encore discret sur ses ambitions – Le Monde

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Le président de l’AMF ouvre lundi le dernier congrès avant les municipales de 2020. Son mandat lui a permis de se tenir à l’écart des turbulences partisanes des Républicains.

Par et Publié aujourd’hui à 05h22, mis à jour à 07h47

Temps de Lecture 4 min.

François Baroin, président de l’Association des maires de France, le 3 septembre à Paris.

François Baroin tient à le préciser : le congrès qui s’ouvre lundi 18 novembre à Paris ne sera pas son dernier à la tête de l’Association des maires de France (AMF). « Statutairement, le mandat du président sortant se termine à la fin du prochain congrès », qui aura lieu en novembre 2020, après les élections municipales et le renouvellement des équipes locales, rappelle le maire (Les Républicains) de Troyes, lors d’une rencontre avec Le Monde. Aussi ne donnera-t-il aucune indication sur son intention, ou non, de passer la main à la présidence de l’AMF, ne sachant que trop comment cette décision serait immédiatement interprétée. « Une haie après l’autre », lâche-t-il dans un sourire, reprenant la célèbre formule de Guy Drut popularisée par Jacques Chirac.

Lire aussi François Baroin : « L’impuissance de l’Etat renforce le sentiment du citoyen de ne pas être écouté »

Car nombreux sont ceux qui voient en lui un potentiel « sauveur » de l’opposition de droite lors de l’élection présidentielle de 2022 et rêvent de le voir se lancer dans la course. Un sujet sur lequel il prévient que « personne ne peut parler à [sa] place ». La présentation de l’organigramme du nouveau président de LR, Christian Jacob, le 23 octobre, s’est pourtant transformée en « happening » Baroin, tant son retour dans le parti politique, après deux années de retrait, a suscité de curiosité.

« Christian Jacob ne voulait pas y aller si je n’acceptais pas de jouer un rôle de conseil à ses côtés, relativise l’intéressé. Je lui ai donné mon engagement, pas plus. » Il n’empêche qu’avec Christian Jacob – « quelqu’un qui m’est très proche, c’est vrai » – à la tête du parti et Gérard Larcher à la présidence du Sénat, qui le couve comme la prunelle de ses yeux, il ne manque pas de bonnes fées. Reste à savoir s’il en a vraiment l’envie.

La présidence de l’AMF, à laquelle il a accédé en novembre 2014, lui aura permis d’échapper aux turbulences de la vie politique partisane – même s’il a joué un rôle majeur dans les campagnes présidentielle et législative de 2017 qui ont vu la défaite de son camp –, tout en se forgeant une stature d’opposant au nouveau pouvoir qui a balayé, en 2017, les vieux partis de gouvernement. Il a habilement su jouer de la corde de l’ancrage territorial face à un exécutif rapidement catalogué de « technocratique » et « hors sol ».

« Recoudre le lien entre la République et nos territoires »

En constituant Territoires unis, avec l’Assemblée des départements de France et Régions de France, sous le patronage du président du Sénat, l’AMF s’est ainsi transformée pour M. Baroin en une sorte de tribune permanente face au pouvoir macronien. « Il faut recoudre le lien entre la République et nos territoires », professe le maire de Troyes dans son récent ouvrage, Une histoire sentimentale (Albin Michel, 272 pages, 19,90 euros).

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