L’Arcep salue les efforts d’Orange pour l’amélioration du service universel

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L'Arcep salue les efforts d'Orange pour l'amélioration du service universel

« Bien, mais peut mieux faire. » C’est en substance l’appréciation laissée par l’Arcep à Orange concernant sa gestion de la qualité du réseau cuivre dont il a la responsabilité en qualité d’opérateur du service universel. Après avoir sévèrement rappelé l’opérateur historique à l’ordre en octobre 2018, le régulateur semble toutefois s’être adouci. Au point de saluer le travail effectué par les équipes d’Orange pour redorer une qualité de service mise à mal sur ce réseau vieillissant, qui devrait peu à peu s’éteindre à compter de 2023, pour disparaître complètement à l’horizon 2030.

« Les indicateurs de qualité de service se sont significativement améliorés et la quasi-totalité d’entre eux ont dépassé les objectifs annuels fixés par le ministre pour 2019 », applaudit-on du côté du gendarme des télécoms, qui relève par exemple que 85 % des pannes repérées en 2019 ont été réparées en 46 heures (pour un objectif fixé par les autorités à 48 heures), alors que ce délai était de l’ordre de 62 heures constatées en 2018. A titre d’exemple, le délai maximum pour que 80 % des réclamations reçoivent une réponse est passé de 1,2 jours en 2019 à 1 jour en 2020… alors même que l’objectif fixé par le gouvernement s’élevait à 5 jours calendaires.

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Source : Arcep.

Tout n’est pourtant pas rose sur le réseau cuivre d’Orange, qui a souffert comme tous les autres réseaux du confinement. « Au deuxième trimestre 2020, particulièrement marqué par la crise sanitaire, certains indicateurs se sont significativement dégradés, alors que d’autres sont en nette amélioration », relève ainsi le régulateur, sans pour autant blâmer outre-mesure l’opérateur, qui a d’ores et déjà transmis ses perspectives de rétablissement de la qualité de service au second semestre 2020 (reproduites ci-dessus).

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Orange étudie déjà des scénarios de bascule vers la fibre

Du côté de l’Arcep, on indique « prendre acte des perspectives transmises par Orange pour le second semestre de l’année 2020, qui s’inscrivent dans une dynamique d’amélioration de la qualité de service du service universel et d’un retour vers les niveaux fixés par l’arrêté portant désignation de l’opérateur en charge du service universel ». Tout en précisant que l’attention continuera à être de mise concernant l’amélioration du réseau cuivre, qui sera remplacé dans les prochaines années par la fibre optique.

Une transition attendue avec impatience du côté d’Orange, qui investit pas moins de 500 millions d’euros par an dans l’entretien de ce réseau vieillissant. « Il faut que chacun comprenne qu’on ne va pas garder indéfiniment deux réseaux fixes en France : un réseau de fibre optique avec une boucle locale et un réseau cuivre », rappelait d’ailleurs le PDG d’Orange Stéphane Richard il y a quelques mois. D’où l’importance pour Orange d’augmenter le coût du dégroupage de manière conséquente pour absorber la facture que représente sa gestion quotidienne.

Interrogé la semaine passée, l’état-major d’Orange France expliquait d’ailleurs être déjà à l’œuvre pour expérimenter les conditions de bascule du cuivre vers la fibre optique dans trois communes françaises, dont la commune de Lévis-Saint-Nom (78) où cette bascule est déjà mise en œuvre.

« Nous avons, en tant qu’opérateur, un intérêt à décommissionner le cuivre dans les années à venir, dès lors que la fibre aura été déployée, et c’est ce que nous sommes en train d’étudier d’un point de vue technique et commercial », relevait ainsi la CEO d’Orange France, Fabienne Dulac, tout en soulignant la complexité que représente cette bascule pour l’opérateur… qui semble donc avoir pris ses responsabilités en améliorant la qualité de service, dans l’attente de l’extinction tant attendue de ce réseau décidément bien encombrant.

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