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L’application StopCovid ne fera pas partie du plan de déconfinement

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L'application StopCovid ne fera pas partie du plan de déconfinement

Le projet très controversé d’application mobile de contact tracing StopCovid n’est « techniquement clairement pas prêt » à ce stade et ne devrait « pas être au cœur » du plan de sortie du confinement présenté ce mardi à l’Assemblée par le Premier ministre, ont déclaré hier des sources parlementaires LREM à l’AFP.

« Ce n’est pas prêt et ce sera sûrement doucement enterré. A la française », estime même un parlementaire. L’entourage de Cédric O, secrétaire d’Etat au Numérique, assure toutefois à l’agence de presse que « le travail sur l’application StopCovid continue. Le Premier ministre évoquera son rôle potentiel dans le plan de déconfinement dans son discours à l’Assemblée nationale ».

Inspiré d’outils déployés dans des pays comme Singapour, ce dispositif de traçage doit permettre d’alerter les personnes qui ont été en contact avec des malades du Covid-19. Mais même si cette application fonctionnerait sur la base du volontariat, elle est critiquée jusqu’au sein de la majorité pour ses risques concernant la vie privée des utilisateurs.

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A quoi doit servir l’application StopCovid ?

L’application mobile StopCovid doit permettre de créer un historique des smartphones détectés à proximité par le capteur bluetooth. Cela doit permettre d’afficher une alerte si l’un des propriétaires des téléphones croisés dans les 14 derniers jours s’est signalé comme malade du Covid-19.

Dimanche, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a donné son feu vert de principe, tout en demandant certaines « garanties supplémentaires ». Elle veut « pouvoir se prononcer à nouveau après la tenue du débat au Parlement ».

Lors de son discours du 13 avril, Emmanuel Macron avait abordé la question de l’application StopCovid sans en prononcer le nom. A cette occasion, il avait déclaré « je souhaite qu’avant le 11 mai, nos assemblées puissent en débattre ».

Pourquoi le contact tracing via smartphone pose problème ?

Pour que cet outil soit efficace, il faut que le maximum de Français l’utilisent. Or, 20 % des français ne sont pas équipés en smartphone. Et parmi les 80 % restants, 20 % utilisent un iPhone, une plateforme qui pourrait ne pas faire fonctionner l’application StopCovid.

Par ailleurs, les utilisateurs de l’application doivent accorder un accès permanent à la fonction de bluetooth à l’application StopCovid. Une autorisation qui n’est pas accordée par iOS, le système d’exploitation des smartphones Apple. Apple juge que cela est contraire à la politique de confidentialité déployée sur iOS. A noter que côté Android, les dernières versions limitent aussi l’usage du bluetooth.

S’ajoute à ces contraintes la question politique. Plusieurs députés de la majorité ont exprimé de vives critiques à l’égard de ce projet, jugé risqué et attentatoire aux libertés personnelles. Le député Sacha Houlié assimile les mesures de pistages de la population aux bracelets électroniques utilisés par l’administration pénitentiaire.

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