Laïcité: Blanquer défend sa nouvelle campagne de communication raillée sur les réseaux sociaux – BFMTV

Spread the love

Le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer a répondu aux critiques, qui reprochent à la campagne de lier religions, couleurs de peau et prénoms.

“Permettre à Sacha et Neissa d’être dans le même bain. C’est ça la laïcité”. “Permettre à Milhan et Aliyah de rire des mêmes histoires. C’est ça la laïcité”. “Permettre à Malia, Tidiane et Paloma de porter les mêmes couleurs. C’est ça la laïcité.” Voici les slogans d’une campagne de sensibilisation à la laïcité du ministère de l’Éducation. Ils accompagnent des photographies d’enfants de différentes couleurs de peau.

Dévoilées jeudi sur Twitter, ces affiches ont provoqué de vives réactions de la part des internautes, qui y voient un amalgame entre religions, prénoms et couleurs de peau.

“Pardon mais depuis quand des prénoms laissent présager d’une croyance ou non-croyance personnelle quelconque?”, a commenté l’un d’entre eux. “Ton prénom reflète ta religion: c’est donc ça la laïcité du gouvernement. Au-delà du vide sidéral du message : cette campagne est une honte”, a critiqué un autre.

“La laïcité, c’est la séparation des églises et de l’état, recadre la fédération seine-et-marnais de SUD éducation. Ces affiches ne parlent pas de laïcité. Sous couvert de laïcité, elles parlent plutôt d’’intégration’, de ‘multiculturalisme’ et de ‘vivre ensemble’. Cette confusion des termes a des conséquences.”

Jean-Michel Blanquer ne fait pas attention aux couleurs

Des reproches balayés par Jean-Michel Blanquer ce vendredi matin, “surpris qu’on se mette à s’intéresser à la couleur de peau des gens”. “Il y a sans doute une variété de couleurs de peau, je n’y fais même pas attention pour ma part”, argue le ministre de l’Éducation sur RTL.

“Je suis très opposé à ce mot de ‘racisé’, ajoute ce dernier, tout ce qui fait re-rentrer ce sujet de la distinction par les races est de toutes façons extrêmement négatif.”

Pour le ministre, “la laïcité c’est synonyme de liberté, d’égalité, de fraternité. C’est rappeler que l’État est neutre vis-à-vis des religions, que chacun est libre d’avoir la croyance ou le non-croyance qu’il ou elle veut et que chacun doit se respecter, que personne ne doit faire pression sur personne sur ces enjeux”.

“Une campagne sur la laïcité, c’est une campagne qui est faite pour unir”, conclut-il.

Samuel Kahn

Leave a Reply