La Turquie a entrepris de renvoyer dans leur pays d’origine des activistes étrangers du groupe Etat islamique, dont onze Français, un Américain lundi et sept Allemands le 14 novembre, a déclaré un porte-parole du ministère de l’Intérieur turc.

Le ministre turc de l’Intérieur, Suleyman Soylu, avait annoncé vendredi, cité par l’agence Anadolu, le rapatriement à venir des djihadistes étrangers, même ceux déchus de leur nationalité.

La chaîne de télévision publique TRT Haber rapporte que l’Etat turc entend rapatrier quelque 2500 activistes, dont une majorité vers des pays de l’Union européenne, et que 813 djihadistes présumés sont actuellement en attente d’expulsion dans 12 centres de rétention.

Florence Parly, la ministre des Armées, avait réagi ce lundi 11 novembre au micro de France Inter avant l’annnce du repatriement des djihadistes français.

«Je n’ai pas connaissance d’un retour précis des terroristes de la part de la Turquie», avait dit la ministre des Armées peu avant 08h. Mais à peine deux heures après cette annonce, les autorités turques ont annoncé que l’opération concernerait prochainement 11 Français.

Le ministre turc de l’Intérieur avait précisé la semaine dernière que près de 1200 combattants étrangers de l’Etat Islamique, dont vraisemblablement des Occidentaux, étaient actuellement détenus par la Turquie, et que les troupes turques avait capturé 287 djihadistes en Syrie.

«Pas besoin de courir dans tous les sens : nous allons vous renvoyer les membres de l’EI. Ils sont à vous, faites-en ce que vous voudrez», avait dit vendredi 8 novembre Süleyman Soylu lors d’un discours à Ankara. «Que cela vous fasse plaisir ou non, que vous leur retiriez ou non leur nationalité, nous vous renverrons ces membres de l’EI, vos propres gens, vos propres ressortissants», avait-il martelé.

La Turquie appelle régulièrement les pays européens à reprendre leurs ressortissants qui ont intégré les rangs de l’EI en Syrie, mais ceux-ci sont peu enclins à les récupérer, notamment pour des raisons sécuritaires et d’impopularité.

À voir aussi : Où sont les djihadistes français dans le nord syrien?

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